Vendredi 16 mai 2008

          Jaz est une femme hybride de théatre-jazz. C'est le monologue d'une femme, incarné ici par un quinquet : quatre femme, et un saxophoniste. Ces cinq voix viennent nous raconté la vie de Jaz et les violences qu'elle a subie. Mais comment dire l'indicible ? La parole est halletante, brute, hésitante, suspendue mais toujours juste et forte. Quoi qu'il arrivent, ces personnage trouveront la force de temoigner.

"On dit que en nous rythme une musique que personne d'autre que nous ne peut entendre qu'on ne peut jouer pour personne d'autre, une musique rien que pour nous. On dit que en nous rythme une musique qu'on peut ne jamais entendre. A moins de faire silence en soi. On dit que cette musique c'est notre Nom."

"Quel désert doit être la vie de ceux que vos yeux n'ont jamais éffleurés"

"JAZ" de Koffi Kwahulé, au LAVOIR MODERNE PARISIEN du 20 au 23 mai à 21H.
Mise en scène Esther BASTENDORFF, Avec Emilie JOURDAN, Marie SURAN, Audrey VANDOMME, Sax : Hugues TABAR-NOUVAL.


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Vendredi 16 mai 2008

          Les dernières prévisions de croissance annoncées 1,9 % pour 2007 et voilà quel culmine a 2,1 % ! Aussitôt nos gouvernants se sont réjouis de cette annonce. De Lagarde à la presse : "Vous accueillez ce matin un ministre de l'Economie qui se réjouit et qui jubile". Sarkozy a estimé que ces résultats "témoignent de la nécessité de garder le cap" et Fillon juge que "C'est une très, très bonne nouvelle", y voyant une conséquence "des mesures que nous avons prises en faveur du travail". Mais ces réactions sont elles justifiées ?
          L'économiste Nicolas Bouzou, qui dirige la société Asterès qu'il a fondé, est enseignant à Sciences-Po et à l'Université Paris VII. L'homme est un libéral pur sucre, comme l'atteste ce concentré de propagande néo-libéral que l'on peut lire sous sa plume dans "Petit précis d'économie appliquée à l'usage du citoyen pragmatique", un ouvrage qu'il a publié en mars 2007 : "Nous ne travaillons pas assez, les entreprises investissent trop peu, notre système fiscal pénalise la création de richesse et la croissance future. Quant à notre marché du travail, sa rigidité protège les salariés en place, mais ferme les portes de l'ascenseur social aux plus fragiles. L'Etat enfin, gaspille de précieuses ressources sans compter. Ces assertions reposent chacune sur des faits tangibles, et non sur des a prioris idéologiques". Que de contre vérité. Encore une fois, dire que les Français ne travaillent pas assez est faux (voir Durée du travail en France : ça bosse fort !). La dénonçiation du système fiscal est une vieille marotte de la droite (purement idéologique, donc) et ce sont de semblables positions qui ont justifiées le bouclier fiscal. Le marché du travail, jugé trop rigide et trop hermétique, est constamment flexibilisé depuis une quinzaine d'années sans que jamais les travailleurs n'en est bénéficier ! Depuis 1980, "la proportion des travailleurs à temps partiel est passée de 6 à 18% de l'effectif salarié total, et celle des autres formes d'emploi atypiques (intermittence, intérim, etc.) de 17 à 31% du salariat" (Le Monde, 30 novembre 2007). Dans le même temps, "le revenu salarial net n'a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années" (Les Échos, 30 novembre 2007), tandis qu'ont explosé les profits du capital : "les approximations optimistes concèdent 16% d'augmentation seulement (des salaires) entre 1987 et aujourd'hui. C'est aussi en 1987 que naissait le CAC 40, avec un indice 1000. Il cotait 5697 points le 11 décembre dernier : + 470%, donc" (Le Monde diplomatique, janvier 2008). Voilà donc quel est le résultat concret de la flexibilisation du marché du travail que prône Bouzou et la droite ! Toujours est-il que cet économiste, qui propage avec rage les dogmes libéraux, devrait être enthousiaste à propos de l'embellie de la croissance qui fait sauter de joie le gouvernement. Mais il n'en rien. Interrogé par Les Echos il estime que "La trentaine de mesures en faveur du pouvoir d'achat n'ont pas empêché la consommation des ménages de freiner fortement". "Le gouvernement se réjouit de bons chiffres dont pas grand-chose de tangible ne montre qu'ils puissent être mis à son crédit", conclut-il.
          Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie et la fiscalité , ancien ministre de l'économie, est encore plus sévère en dénonçant "la fanfaronnade sidérante du gouvernement". "Ce niveau de croissance atteint en 2007 reste faible, surtout au regard des résultats obtenus par nos principaux partenaires européens (2,6% pour l'ensemble de la zone euro, 2,5% pour l'Allemagne et 3% pour le Royaume-Uni). L'analyse des enquêtes de conjoncture montre une dégradation profonde et durable des indicateurs économiques en France". Exemple : "la production industrielle se tasse (-0,8% en mars 2008). L'autosatisfaction dont fait preuve le gouvernement est dès lors totalement déplacée et à tous égards inacceptable."
          Pour l'heure, les résultats de croissance du premier trimestre garantissent un acquis "confortant" selon Christine Lagarde, les prévisions, très optimiste, d'une croissance annuelle comprise entre 1,7 % et 2 % pour 2008. Il est vrai qu'avec 0,6 % de croissance au premier trimestre 2008, le PIB a progressé sur un rythme deux fois plus élevé qu'au dernier trimestre 2007, d'ailleurs revu en légère baisse, à 0,3 % (contre 0,4 %). Ce résultat "performant" du début 2008 est à lié à la relative bonne santé de l'économie allemande, qui est notre premier partenaire commercial et qui a progressé de 1,5 % au premier trimestre. Conséquence, les exportations ont augmentées de 3,1 % au premier trimestre. Pourtant, les économistes relativisent ces résultats et anticipent un important ralentissement au second et troisième trimestre 2008. Alexander Law, de chez Xerfi, estime que "Tous les éléments sont réunis pour freiner la consommation cette année" citant pêle-mêle la baisse du moral des ménages, celle des crédits à la consommation, le pic d'inflation et le ralentissement du marché du travail.


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Vendredi 16 mai 2008

          Nicolas Sarkozy est-il un ennemi des libertés individuelles et de la liberté d'expressions ? Cette question, nombreux sont ceux qui l'ont soulevé lors de la campagne présidentiel. Déjà, lorsqu'il était ministre de l'intérieur, les méthodes employer par les forces de l'ordre, dans l'exercice quotidien de leur fonction et leur protection rapproché du ministre, avait soulevé pas mal d'interrogations. La visite du président a Vienne le mardi 13 mai a définitivement éclairé la presse et les militants de gauche sur la question.
         
          Alors que le président visite une usine Yoplait, une heure et demi avant son arrivé, la scène se déroule place des Miremons, au centre de Vienne. Voici ce qu'un camarade me rapporte par courriel se matin : 
          « Alors que Sarkozy est attendu dans une salle des fête du centre ville par des militants trier sur le volet, 300 personnes sont réunis place des Miremons pour manifesté contre la politique du président. Les abords de la salle sont inaccessible. La police nous contient sur cette place. Un dispositif policier impressionnant a été mis en place par les autorités locales. Toutes les rues aux abords de la place sont coupées, la circulation est interrompue depuis plus d'une heure. Des snipers sont sur les toits. Nous somme face à une police très agressive.
          Des lycéens du lycée Saint Romain en Gal ont réussit a nous rejoindre, mais les les élèves du lycée technologique ont été bloquer a 10h30 par la police et ne peuvent pas rejoindre le lieu de rendez vous.
          Dans les rues amenant à la place des Miremons, qui est séparé en deux par des barrières de police, des agents des RG et de la BAC accompagné de CRS et de policiers fouillent systématiquement les manifestants. Sur désignations des RG plusieurs militants CGT sont emmené sans motif au poste. Petit à petit, plusieurs militant LCR, PC et PS ont été emmené par la police, après une fouille sur place, et après avoir confisqué des tracts et des autos collantes. Tous les tracts trouvés par les forces de l'ordre lors d'une fouille ont systématiquement été confisqué.
          J'ai moi-même était arrêté une quinzaine de minute avant l'arrivé de Sarkozy. Mes tracts, une cinquantaine, le dernier du national, « 1 ans de Sarko », a été confisqué par les policiers qui mon fouiller. J'ai été menotté alors que je ne résistais pas et j'ai été emmené au poste pour « vérification d'identité ». Ont ma relâché trois heures plus tars. Je n'ai pas pu avoir le double du récépissé de mon arrestation, la police a refusé de me remettre le PV de mon interrogatoire au commissariat.
          Je n'ai pas assisté à l'arrivée de Sarko, mais des amis sur place mon dit qu'il a tout de même était accueilli par des sifflets et une nuée de militant en colère. Ayant essuyé un refus lors de la distribution de poignée de main a l'entrée de la salle par un lycéen, le Président la attrapé par les épaules et la menacé. L'action a été filmée.
          J'ai été très troublé par ses événements. Je souhaitais simplement m'exprimer et je me suis retrouvé au poste. Etre de gauche en France est-il devenu un délit ? »


          Cette visites organiser par le très controversé Jacques Remiller, aussi appelé « Gros Rouge », député-maire de Vienne, est un exemple criant des violations constante des liberté individuel dans se pays. Arrestations en masse, blocage de manifestant, délit d'opinion, délit d'expression, garde à vue, interdictions de manifester, fouilles systématique et confiscation de matériel militant sont autant d'anomalie dans une démocratie sensé être apaisé.
          J'avais déjà dénoncé dans Le Parisien en avril 2007 les méthodes employé par les services de police à l'égard des manifestants. J'avais alors été arrêté « préventivement » aux abords d'un meeting de Sarkozy à Meaux. J'avais passé quatre heures avec Alexandre au commissariat. Les policiers avaient également refusé de nous remettre le double des documents concernant notre incarcération. Nous avions été libérés après le départ de Sarkozy. La seul explication qui nous avez été fournis été alors que nous représentions une menace pour le candidat Sarkozy ... En l'espace de deux mois, entre avril et mai 2007, j'avais alors été arrêté et incarcéré a trois reprises pour avoir manifester, ou en avoir eu l'intention, contre le candidat Sarkozy.
          Les méthodes et le danger que j'avais dénoncé à l'époque sont toujours d'actualité et ont même empiré.

 


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Jeudi 15 mai 2008

Le texte complet de la déclaration de principe du Parti Socialiste de 1969.

          Le but du Parti socialiste est de libérer la personne humaine de toutes les aliénations qui l'oppriment et par conséquent d'assurer à l'homme, à la femme, à l'enfant, dans une société fondée sur l'égalité et la fraternité, le libre exercice de leurs droits et le plein épanouissement de leurs facultés naturelles dans le respect de leurs devoirs à l'égard de la collectivité.
          Le Parti socialiste regroupe donc, sans distinction de croyances philosophiques ou religieuses, tous les travailleurs intellectuels ou manuels, citadins ou ruraux, qui font leurs l'idéal et les principes du socialisme.
          Le Parti socialiste affirme sa conviction que la liberté de l'homme ne dépend pas seulement de la reconnaissance formelle d'un certain nombre de droits politiques ou sociaux, mais de la réalisation des conditions économiques susceptibles d'en permettre le plein exercice. Parce qu'ils sont des démocrates conséquents, les socialistes estiment qu'il ne peut exister de démocratie réelle dans la société capitaliste. C'est en ce sens que le Parti socialiste est un Parti révolutionnaire.
          Le socialisme se fixe pour objectif le bien commun et non le profit privé. La socialisation progressive des moyens d'investissement, de production et d'échange en constitue la base indispensable. La démocratie économique est en effet le caractère distinctif du socialisme.
          Cependant, l'objectif des luttes ne concerne pas seulement une appropriation des moyens de production, mais aussi les pouvoirs démocratiques de gestion, de contrôle et de décision. Le socialisme nécessite le développement et la maîtrise d'une société d'abondance et la disparition du gaspillage engendré par le capitalisme.
          Pour que l'homme soit libéré des aliénations que lui impose le capitalisme, pour qu'il cesse de subir la condition d'objet que lui réservent les formes nouvelles de ce capitalisme, pour qu'il devienne un producteur, un consommateur, un étudiant, un citoyen libre, il faut qu'il accède à la responsabilité dans les entreprises, dans les universités, comme dans les collectivités à tous les niveaux.
          Seul un régime socialiste peut résoudre le problème posé par la domination de minorités, héréditaires ou cooptées, qui, s'appuyant sur la technocratie ou la bureaucratie, concentrent de plus en plus entre leurs mains, au nom de la fortune acquise, de la naissance ou de la technicité, le profit et les pouvoirs de décision.
          Le Parti socialiste propose aux travailleurs de s'organiser pour l'action, car l'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. Il les invite à prendre conscience de ce qu'ils sont la majorité et qu'ils peuvent donc, démocratiquement, supprimer l'exploitation - et par là même les classes - en restituant à la société les moyens de production et d'échange dont la détention reste, en dernière analyse, le fondement essentiel du pouvoir.
          Le Parti socialiste, non seulement ne met pas en cause le droit pour chacun de posséder ses propres biens durables acquis par le fruit de son travail ou outils de son propre ouvrage, mais il en garantit l'exercice. Par contre, il propose de substituer progressivement à la propriété capitaliste une propriété sociale qui peut revêtit des formules multiples et à la gestion de laquelle les travailleurs doivent se préparer.
          De nouvelles formes de culture doivent accompagner la démocratisation économique et politique de la société et se substituer à l'idéologie de la classe dominante. Elles seront affranchies de toutes les aliénations intellectuelles ou commerciales et favoriseront l'indépendance matérielle et morale du travail créateur.
          Le Parti socialiste est essentiellement démocratique parce que tous les droits de la personne humaine et toutes les formes de la liberté sont indissociables les unes des autres. Les libertés démocratiques et leurs moyens d'expression, qui constituent l'élément nécessaire à tout régime socialiste, doivent être amendés et étendus par rapport à ce qu'ils sont afin de permettre aux travailleurs de transformer progressivement la société.
          C'est pourquoi le Parti socialiste affirme sa volonté d'assurer les conditions essentielles à l'établissement d'un régime démocratique : suffrage universel et égal ; éducation, culture et information démocratiquement organisées ; respect de la liberté de conscience et de la laïcité de l'école et de l'État.
          L'utilisation des réformes implique que l'on ait conscience de leur valeur et de leurs limites. Le Parti socialiste sait toute la valeur des réformes qui ont déjà atténué la peine des hommes et, pour beaucoup d'entre eux, accru leurs capacités révolutionnaires. Mais il tient à mettre en garde les travailleurs, la transformation socialiste ne peut pas être le produit naturel et la somme de réformes corrigeant les effets du capitalisme. Il ne s'agit pas d'aménager un système, mais de lui en substituer un autre.
          Le Parti socialiste estime que la construction permanente d'une société socialiste passe par la voie démocratique : c'est la combinaison entre les différentes possibilités démocratiques, politiques et syndicales, qui créera les conditions de passage d'un régime à l'autre. Dans cette perspective, le mouvement socialiste considérera comme indispensables l'adhésion et le consentement des masses aux actions menées et ses militants doivent tendre à modifier, par les voies multiples de la démocratie, le rapport de forces actuellement imposé par la classe dominante.
          Le Parti socialiste est un parti tout à la fois national et international.
          Il est national parce qu'il n'y a pas d'hommes libres dans une nation asservie ou sujette, où la domination d'une puissance étrangère se superposerait à celle qu'exerce le capitalisme national, et parce que chaque pays doit pouvoir élaborer librement son propre modèle du socialisme.
          Il est international parce que la patrie n'est qu'une fraction de l'humanité ; parce que les relations entre les peuples ont pris un caractère universel ; parce que le socialisme ne peut accepter de discriminations résultant de la couleur, de la race, des frontières ou du degré de développement et exige la solidarité active entre nations riches et nations pauvres et à l'égard des peuples privés du droit de gérer démocratiquement leurs propres affaires.
          En conséquence, le Parti socialiste participera à l'élargissement et au renforcement de l'organisation internationale des socialistes. Il luttera pour l'établissement et le maintien de la paix, menacée par le capitalisme, l'impérialisme, le colonialisme. A cette fin, il travaillera à l'établissement de nouveaux rapports entre les nations, fondés sur l'existence d'une organisation internationale dotée de pouvoirs réels : arbitrage, désarmement général, simultané et contrôlé, force internationale, communautés supra-nationales.
          Le Parti socialiste est un parti ouvert aux formes modernes de pensée et de connaissance.
          C'est pourquoi tous ceux qui, dans ces disciplines, sont soucieux de servir l'idéal socialiste, doivent venir renforcer son effort de recherche et son action.
Face aux changements incessants de la société, à l'accélération du progrès technique, aux menaces mêmes que peut faire peser sur l'homme la mauvaise utilisation de nouvelles découvertes (par exemple dans les sciences nucléaires, biologiques ou socio-psychologiques) c'est un impératif pour les socialistes que d'établir un accord constant entre la société en mouvement et une action restant conforme aux principes permanents du socialisme.


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Mercredi 14 mai 2008

          Dominique Decéze est Journaliste, spécialiste des relations sociales et de la santé au travail. Il est l'auteur de « Service publics : la grande braderie » et de « Haute tension à EDF ». En 2004 il publie « La machine à broyer ». Ce dernier livre passionnant décortique avec minutie et intelligence la politique de réorganisation du management de la direction de France télécom depuis 1990 en vue de sa privatisation en 1996. Depuis, ce sont plusieurs dizaines de milliers de salariés qui ont changé de fonction, de statut, de lieu de travail, mesures accompagnées d'une gestion des ressources humaines agressive, faisant du mal de vivre au travail une réalité quantifiable : stress, dépression, maladies, suicides, fichage, placardisassions.
          La fin du monopole des grandes entreprises publiques françaises se vit dans la douleur et dans les larmes, avec pour principales victimes les salariés. Afin de se préparer au marché concurrentiel, à la libéralisation des marchés en Europe, France Télécom a opéré un virage radical avec la gestion de bon père de famille des entreprises publiques française. Dominique Decèze cite abondamment des médecins du travail, débordés par le nombre croissant d'employés en souffrance. Mais le plus bouleversant, ce sont les témoignages des intéressés eux-mêmes, pris à revers par leur DRH : comment admettre que la «libéralisation» d'une entreprise puisse se faire au prix de la santé, voire de la vie de ses employés ? Une mauvaise expérience a médité en pensant au salarié d'EDF et de GDF...

"La machine à broyer", par Dominique Decéze, Gawsewitch Jean-Claude, 16,90 €.


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Mercredi 14 mai 2008

         
          "La France ne travaille pas assez ! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !" Voilà le discours dont nous rebat les oreilles, en cœur et en rythme, le gouvernement et la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Mais c'est faux ! Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa chronique du 12 mai, intitulé La France bosse fort ! Pour remettre les choses dans le bonne ordre et se faire une idée de la réalité il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue Alternatives économiques


          Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie...
          Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures. "Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement." "Ca alors !", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont (...) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits. J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? (...) Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c'est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."
          C'était le 12 mai en clair sur canal +, entre 7h 10 et 7h 20 : un moment de courage et de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez.
Merci Léon !


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Mercredi 14 mai 2008

          Il ne m'arrive pas souvent de taper sur mes camarades socialistes. D'abord c'est un sport a pratiquer en famille, dans l'intimité, et puis se n'est pas une méthode que je trouve loyal. Mais il y a camarade et camarade. Il y a les Socialiste, qui y croit, qui sont la pour se battre. Et puis il y a les autres. Les fâcheux, qui parasitent le Parti. Et des fâcheux il y en a de Moscovici a Strauss. Qui déshonore l'engagement, les promesses et les les luttes de nos anciens. Mais le fâcheux qui monte en ce moment, que l'ont voix partout, et que l'ont entend tout le temps c'est Manuel Valls. Ce jeune député de l'Essonne, Maire d'Evry, franc-maçon, ultra sécuritaire, qui se déclare « Clintonien » ne ferais pas tache dans le gouvernement Fillon. Souhaitant et pronostiquant un vrai chambardement à venir pour le congrès d'automne "Il faut dépoussiérer le PS sclérosé", il en appelle au pragmatisme, au libéralisme et a l'économie de marché ( et a changé le nom du Parti ...)! Pour ce qui est d'un marocain ministérielle, il dément, mais le discours est ambigu. Est-il tenté ? En tout cas il possède le profil idéal du traître, comme en atteste sa dernière déclaration au Figaro : "Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d'un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l'opposition." Le raisonnement est simpliste mais clair : la France à basculer durablement a droite, elle plébiscite les idées de droite, et le Parti Socialiste ne peut plus espérer emporter une élection sur des idées de gauche - qui seraient par ailleurs éculé. Pour revenir au pouvoir et pour que Manuel est enfin le ministère dont il rêve, le Parti Socialiste doit donc faire comme tout ses confrère Européen et adopter les idées de la droite ! La démonstration implacable de ce propos vient un peu plus loin au moment ou Valls profère cette véritable obscénité : "Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu'elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu'il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l'immigration." Passons sur les moyens à donner à la justice pour nous attarder sur les deux thèmes donnés en exemple par notre soit disant camarade : sécurité et immigration. Sécurité et immigration ... Cela ne vous rappelle rien ? Quel parti et quel candidats a instrumentalisé ces thèmes en 2002 et en 2007 ? Peut-on faire « un bout de chemin » avec ceux qui en fond leur fons de commerce en se roulant dans la démagogie et le populisme ? 
          Un bout de chemin serait-il réalisable ? Après tout, si c'est pour le l'intérêt supérieur de la Patrie, ont peu y réfléchir, mais pas n'importe comment, et pas avec n'importe qui. Première donner, que j'ai rappeler plus haut, ceux qui nous tendent la main sont ceux qui nous on battu en instrumentalisant les peurs des français. Deuxième élément, entre 2002 et 2007, pas moins de sept lois ont été voté par la majorité de droite pour durcir la répression. Et si les résultats annoncés par le ministère de l'intérieur indiquent une diminution sensible de la délinquance, les violences faites aux personnes ont augmenté dans la même période de 27 % ! En arrivant au pouvoir en 2007, le président Sarkozy a encore fait plancher ses députés sur une huitième lois et une cinquième modifications de l'ordonnance de février 1945. Toutes ses lois a répétitions et leurs orientation répressive démontre l'échec de la droite dans se domaine et la faillite du system du tout répressif et de l'incarcération systématique. Comme dit le criminologue Denis Salas : « la loi pénale est devenue un instrument de régulation des peurs collectives et non une codification réfléchie des sanctions »
          Alors quel consensus ? Un consensus sur l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy comme ministre de l'intérieur et comme président de la république ? Oui. Sur les méthodes a employé ? Non. Consensus forcément introuvable si l'ont souhaite conserver un minimum de dignité à gauche ! Sur l'immigration, c'est évidemment encore pire. Les quotas, les sans papier qu'on passe a tabac, la multiplication des contrôles au faciès et la brutalité des expulsions ... « Un bout de chemin ... ».
          Pour mémoire, le cumulard Manuel c'est fait élire président de la communauté d'agglomération Evry-Centre Courcouronnes, grâce à la droite. Le maire UMP de Courcouronnes Stéphane Beaudet a voté en sa faveur...
          Bref, de quoi se demander ce que Manuel fait au PS. Qu'il prenne sa carte au nouveau centre ou a l'UMP. Il finira ministre. Il en rêve le petit Manuel. Mais pour sa il faut danser avec les loups ... Manuel valse avec la droite !


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Mardi 13 mai 2008

          Voici le document que la comission Weber cherche a remplacé par ses 21 articles tiendasse. La déclaration de principe de 1990.

Congrés de Rennes. 15 - 18 mars 1990

          Le Parti socialiste se fixe comme objectif l'émergence, par la voie démocratique, d'une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine, telles que les ont définies des siècles de lutte pour le progrès et que les expriment aujourd'hui tous les peuples: la liberté, l'égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité.

          Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s'inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique.

          Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, le Parti socialiste agit pour qu'elles bénéficient aux hommes et aux femmes.

          Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions.

          Le Parti socialiste est donc favorable à une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général.

          Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d'organisation économique et sociale donnant aux salariés une véritable citoyenneté dans l'entreprise.

          Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen (l'école, l'université, la télévision), les conditions de vie (logement, santé, environnement), il n'accepte pas que les logiques du marché soient seules déterminantes.

          Un service public fort, l'aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales.

          Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fonde son action et son projet sur le respect des Droits de l'Homme et du Citoyen dans le cadre d'un Etat de droit reposant sur le suffrage universel et le pluralisme.

         Il affirme que toutes les libertés sont liées: leur plein exercice, sur les plans politique, économique, social et culturel, est la condition de l'épanouissement et de l'approfondissement de la démocratie. Le Parti socialiste a en effet conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d'en permettre la réalisation.

          L'Histoire a tranché : le combat pour la liberté est indissociable de celui pour l'égalité.

          Le Parti socialiste est un parti ancré dans le monde du travail. Les mutations incessantes et profondes des sociétés contemporaines n'ont pas éliminé les oppositions de classes et groupes sociaux. C'est pourquoi, si les socialistes participent au combat pour le progrès de toute la société, ils sont particulièrement attentifs aux intérêts de tous les salariés et au développement de toutes leurs capacités d'action.

         Le Parti socialiste est fermement attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de l'Etat et de l'école.

          Il estime que l'accès à l'information et à la culture est une condition essentielle de la démocratie. C'est pourquoi l'indépendance de la création et de la communication à l'égard du pouvoir politique et du pouvoir financier est indispensable.

          Il affirme l'égalité de tous les citoyens et refuse toute mesure discriminatoire fondée sur le sexe, la race, les convictions philosophiques ou religieuses, les choix de vie personnels. Il se donne pour vocation de favoriser l'intégration et l'adhésion aux valeurs de la République de tous ceux qui résident sur notre sol.

          Les socialistes considèrent comme un acquis majeur les droits et les libertés que les femmes ont conquis. Ils continuent de lutter pour éliminer les discriminations qui subsistent. Notre parti met en œuvre au travers de ses statuts, dans ses structures et dans sa pratique, une égalité de plus en plus réelle entre adhérents et adhérentes.

          Parce qu'il n'y a pas d'hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, l'action du Parti socialiste s'inscrit dans un cadre national et international.

          Dans l'ordre international, le Parti socialiste condamne toute exploitation d'un peuple par un autre et soutient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il lutte pour un développement économique respectant l'environnement et les équilibres naturels de la planète. Le Parti socialiste fait le choix de l'Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d'affronter les défis de l'avenir. La Communauté Européenne, à condition qu'elle ne se réduise pas à un simple marché, en sera un élément moteur. Les socialistes s'attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions politiques, économiques et sociales.

          Parti de paix, le Parti socialiste a toujours lutté contre la logique des blocs, il œuvre pour l'instauration de nouveaux rapports mondiaux, il agit pour le développement du Tiers-Monde et pour un désarmement général équilibré.

          Le Parti socialiste attend de ceux qui le représentent à tous les niveaux de responsabilité qu'ils s'inspirent dans leurs décisions et dans leurs actes de ces principes.

          Dans le monde entier, l'idéal socialiste s'est emparé de l'imagination des peuples. Il inspire de grands mouvements politiques. Il est notre espoir à l'aube du XXIème siècle.


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Dimanche 11 mai 2008

          Pour imformation, voici le texte si décrier. Je metrais les textes de 1905, 1946, 1969 et 1990 en ligne dans les jours a venir. A vous de juger...
 
DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE

          Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de lapeine de mort.
          Ces ambitions sont plus que jamais d'actualité. Pour les socialistes, l'être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C'est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l'homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
          Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est « d'aller à l'idéal et de comprendre le réel », d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

I - NOS FINALITES FONDAMENTALES

Art 1

          Être socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

Art. 2

          L'égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n'a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu'il s'agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l'économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l'égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Art 3
         
          Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l'émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd'hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l'environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l'intérêt général, le développement et l'écosystème. Conscients de l'étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Art 4

          Le progrès, synonyme d'amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l'exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l'éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L'expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l'ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l'avenir de l'humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l'arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l'acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l'utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l'aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l'être à l'aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d'existence et de travail des individus.

Art 5

          La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l'action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c'est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l'évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.

II - NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

Art 6

          Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
          Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.
          Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d'économie sociale.           Les socialistes affirment que certains domaines de l'activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l'action politique.
          Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l'intérêt général.

Art 7

          Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l'innovation technologique, l'impératif écologique, la création d'emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
          C'est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c'est un moyen individuel et collectif d'insertion, de reconnaissance, l'émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l'emploi et d'autres seraient enfermés dans l'assistance. La qualité de l'emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. 
          Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l'accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.

Art 8

          Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l'État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d'abord l'investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n'y a pas de liberté réelle.La régulation est également un des rôles majeurs de l'État pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l'État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture.

Art 9

          Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C'est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l'Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l'Union européenne et de sa détermination.

Art 10

          La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l'Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.

III - NOTRE PARTI SOCIALISTE

ART 11

          Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s'organise au service de l'engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d'un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l'indépendance de l'information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Art 12

          Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l'État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu'un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu'elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

Art 13

          Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d'un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d'injustices et d'inégalités.

Art 14

          Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des
territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d'un Etat régulateur et garant de l'équilibre -y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.

Art 15

          Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

Art 16

          Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l'ouverture. L'accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.

Art 17

          Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l'Union européenne qu'il a non
seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l'Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques
communes, d'assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d'aider à relever les défis planétaires par l'exemple d'association qu'elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

Art 18

          Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu'elles qu'en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l'ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l'Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu'elle tend à être aujourd'hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.

Art 19

          Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe
siècles. Il entend exprimer l'intérêt général du peuple français.

Art 20

          Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales... Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l'engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
 
Art 21

          Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.


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Samedi 10 mai 2008
          Le député-maire de Meaux, président de l'agglomération de Meaux, avocat à temps partiel, président de la commission sur la pub au service publique télévisuelle et président du groupe UMP à l'Assemblée, ne sacrifie pas ses grandes ambitions à ses petits métiers.

          Depuis un an c'est la fête au président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé ! Agacé de sa très haute prétention et de sa superbe de parvenu, Sarkozy daube sur son compte "Il est totalement imbu de sa personne; il a pété les plombs !". Depuis le début de la mandature, à plusieurs reprises, des députés de l'UMP se sont abstenus sur des textes importants (les tests ADN par exemple ou encore le budget de la Justice). Plusieurs ministres assurent avec joie qu'il "ne tient pas ses troupes" et lesdites troupes protestent contre ses absences, son manque d'attention et sa meconnaissance des dossiers. Bref, un festival ... Au palais Bourbon des députés s'offusquent encore de sa décision de consacrer deux matinées par semaine a l'important cabinet d'avocats Gide, Loyrette et Nouel (500 euros l'heure, selon certaines estimations). Alors même qu'entre ses fonctions de député et de président de groupe, de maire et de président d'un conseil d'agglomération notre sémillant député ne manque pas de dossiers pour occuper ce qui peut lui rester de temps libre.
          En avouant tout cru ses ambitions présidentielle sur canal + alors que le mandat de Sarkozy commence a peine "je souhaite effectivement un jour être en situation d'être candidat" (à l'Elysée) mais dans "très longtemps", enfin au plus tôt "en 2017" Copé na pas rehausser sa cote de popularité, plutôt faiblichonne, au prés du chef de l'etat. Surtout qu'il aura « 52 ans en 2017 , comme Sarkozy » c'est-il plut a rajouté. Histoire sûrement de réchauffer un peu l'ambiance entre deux "coups de lèche", comme dit Nicolas. "Copé, il est vaillant", se plaisait a dire Raffarin de celui qui fut son secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement et le porte-parole de son gouvernement. Pour se faire mousser, il a toujours du temps...
          Des parlementaires en sont convaincus, et s'en disent informés : si JF Copé a eu son fauteuil de président de groupe, c'est parce qu'il plait à Sarkozy que cet ostensible carnassier s'y étale pour mieux s'y ramasser.
          Ex-"baby-Chirac" , ex-"pitbull de Juppé" , ex-ministre « Raffarien » et un temps Villepiniste, rallié tardivement à la mouvance Sarkoziste, Copé, devant la presse, se félicitait plutôt au printemps de voir lui échapper un maroquin ministériel : "Ça va faire comme sous Mitterrand. Ils (les sarkozyste) vont jouer les dépensionnistes. Ils vont détruire ce que nous avions réussi (sous Raff et Galouzeau bien entendu). A l'heure de vérité (des chiffres) il sera bien temps de réclamer un changement de cap." Sympa de souhaité le plantage pour les copains ...
          En se moment la complainte du député anti-Copé moyen peut se résumer à peu près ainsi: "Il se fout de nous. Il ne nous répercute pas les souhaits du gouvernement et il ne nous écoute pas. Il est cassant et il ne s'occupe que des jeunes députés, ceux-là mêmes qui pourront l'aider dans son opération élyséenne." 
          Conséquence de son comportement, JF Copé a enregistré quelques revers parlementaires. Sur le grand cafouillage de l'impossible financement politique du Nouveau Centre pour commencer : après avoir laissé les ex-copains de Bayrou se débrouiller à peu près seuls, Copé a attribué le plantage à son grand ennemi du moment, le très sarkozyste secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
Par conviction philosophique ou religieuse, faute peut-être d'être assez informé ou dirigé, quarante UMP ont boycotté la loi sur les tests ADN et trois ont fait de même pour le budget de la Justice. Un moindre mal puisqu'il étaient d'abord douze à vouloir censurer Rachida.
          Mais pas d'inquiétude. Quand la crise touche son image, notre petit agité sais réagir comme il faut. Pas question de laisse se développer une bronca à son encontre. Joueur de piano, il sait à l'occasion passer au violon. Il a lancé il y a peu une série de déjeuners de réconfort avec de petits groupes de députés...


          "Toi, tu es vraiment à ton compte", lui avait un jour lancé Sarkozy, qui venait de rappeler ses fidélités successives. Une ardoise que le Président de la république se réserve de régler un autre jour ?


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Jeudi 8 mai 2008

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Jeudi 8 mai 2008

          Suite à la réunion de section a la quel j'ai assisté mercredi soir, j'ai compris la nécessité de donner mon point de vue sur le texte, de façon clair et constructive, sans trop de passion et si possible avec un peu d'humour. Je suis bien sur critique, on ne saurait l'être moins, mais je vais détailler mes arguments en essayant de ne froisser personne, ce qui en ce moment est un sport très acrobatique.
          Avec cette nouvelle déclaration de principes, il y en a déjà eu 4 (1905, 1946, 1969 et 1990), le Parti Socialiste décide de s'aligner définitivement sur la social-démocratie européenne (n'est ce pas ce que l'aile social démocrate du parti nous dit ?) qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et ses références, dont la fragilité est le résultat de son ralliement au libéralisme et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale. En somme, devenir un Parti godillot, comme tout les autres Parti qui sont sensé être de gauche en Europe.
          En affirmant l'objectif « d'une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation progressive, par la réformes cela s'entend, des moyens de production et d'échange, et donc adhère désormais a un autre mode d'organisation sociale que celui pour lequel il a lutté et a organiser ses instances depuis un siècle, le capitalisme. Le parti, par cette affirmation, romps avec les idéaux de Jaurès sur la « socialisation du capital » et signe l'abandon des valeurs fondamentales du socialisme en cautionnant, sous couvert de modernisation, l'officialisation de la dérive sociale-libéral et sa reconnaissance définitive comme system de référence. Sous entendu : le libéralisme est le modèle que nous Socialiste nous souhaitons pour le bien de tous, même si quelques améliorations sont a apportées...
          Donc se texte nous dit ceci : le capitalisme n'est pas un horizon indépassable, il est réformable, et après tout, quoi qu'on en est dit pendant cent ans, le Socialisme n'est qu'un principe, une simple idée, une coquille, sans fondamentaux universelle dans le temps (comme le capitalisme en a, le pouvoir suprême de l'argent par exemple, ou la loi du plus fort), qu'on remplie comme on le souhaite au grés des saisons, qui affirme un fort attachement pour l'égalité c'est vrai, l'émancipation sociale et la libération des peuples mais dans les conditions du system, sans le brusqué (même le coté révolutionnaire, électoralement révolutionnaire bien sur, de la démarche a disparu, surtout pas de vague).
          Le monde a certes beaucoup changé, et la réactualisation de l'idéologie, ainsi que la purge des adhérents est devenue nécessaire (que personne ne se sente visé, j'entend juste par la, qu'un parti qui va de gauche a droite c'est-à-dire des utopia a strauss ne peut pas être cohérents) mais l'exploitation de l'homme continu, les inégalités persistes et devant les désastres humains (les émeutes de la faim par exemple), écologiques, sociales, sanitaires, et j'en passe, engendrés par le capitalisme international, rien n'est plus urgent aujourd'hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une voie d'espoirs et de conquêtes sociale. Réinventer le possible disais le philosophe...

          C'est, pour sur, la conviction d'un nombre important de militants qui tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parti Socialiste considèrent que la construction d'une véritable alternative, c'est-à-dire une voix qui amènera des progrès significatif au peuple, exige d'abord de retrouver l'authenticité de l'idéologie Socialiste.
          Alors, puisque c'est le system qu'on veut nous imposer, a tord ou a raison nous verrons bien, quid de la social-démocratie ? Comme il ne suffit pas de suggérer un principe pour qu'il existe (Platon) il faut aller voir ce qui sait passer la ou sa c'est passer. Depuis novembre 2006, onze défaite des sociaux-démocrates à une élection nationale : Italie, Pays-Bas, Suède, Danemark, Irlande, Malte, Estonie, France, la Grèce... On peut toujours se cacher derrière le grand « Z » de Zapatero pour croire que la social-démocratie se porte bien (quoi que, les économistes ne prévois pas un avenir radieux pour l'Espagne et les jeunes sont de plus en plus inquiet, premier signe avant coureur des catastrophe électorales ...) mais les résultats électoraux sont là ! Des résultats économiques qui ne sont pas meilleurs, ni pire d'ailleurs, que dans les pays tenu par la droite. (voir l'Italie, la Grèce, ...) Des méthodes qui ne sont pas moins honteuse, pas plus honorable (certain on même participer a la guerre en Irak, voir les anglais, les Pays-Bas). Des mensonges qui sont ni plus gros, ni plus petit (voir l'Angleterre et le chômage, la France et l'écologie, la suède et l'éducation). Des pauvres qui sont tout aussi pauvres, et des chiffres du chômage qui sont tout aussi trafiqués. Qui aura vécu a Londres quelques temps aura compris après avoir croisé des gens qui fouille dans les poubelles pour se nourrire que le pleine emploie a 5 % quand en plus les chiffres sont trafiqués n'éradique en rien la misère. Comment explique-t-on par exemple que les personnes de plus de 50 ans ne sont pas comptées dans les chiffres du chômage anglais alors qu'il représente 30 % de la population au chômage ? Pourquoi en Suède on peut être obligé d'aller travailler a 200 kilomètre de son domicile ? Pourquoi en Suède toujours, 3 jeunes de 17 ans sur 5 sont incapable de placer l'Espagne sur une carte de l'Europe ? Une chose est également constante, dans tout ses pays, le capital s'attribue plus de 60 % du revenue ... Dans se domaine il y a même une grave régression, la France en est un exemple frappant puisque dans le passé, c'est-à-dire dans les années 60, le capital s'attribuer 40 % du revenu et le salaire 60 %.
          Même si de nombreux résultats ont été enregistrés (le niveau de vie augmente plus vite qu'ailleurs dans les pays sociaux-démocrates, le développement technologique est important, les résultats industriels impressionnants) cette politique a rencontrer ses premières difficultés dès les années 70. La difficulté est propre à la politique mise en œuvre : le coût budgétaire des programmes sociaux, la montée du chômage, les limites de la politique fiscale, la décentralisation du système de relations professionnelles qui rend difficile une politique du revenu, ... Sans compter les causes externes qui sont les plus importantes, la mondialisation naissante met en évidence les contradictions de l'idéologie social-démocrate qui, obligée de composer avec une économie non maîtrisée, doit rabaisser ses exigences idéologiques. C'est a partir de se moment ci que les résultats électoraux ont connu d'importantes fluctuations (voir plus haut). La plus récente est celle de 1997-1998, ou l'Union Européenne comptait parmi 15 gouvernements, 11 gouvernements social-démocrate ou travaillistes. En 2002, hormis en Angleterre, toute la social-démocratie européenne était sur la défensive. La libre circulation des biens, les règles de concurrence européenne, rendent inefficaces les armes de la politique keynésienne, notamment la politique monétaire, avec le jeu des dévaluations, et la politique budgétaire, avec des déficits importants, ne peuvent plus avoir cours. L'Europe à ses exigence et la mondialisation ne permet plus si l'ont souhaite respecté le system libéral, d'être à contre-courant des cycles économiques dominants comme le gouvernement de Mauroy l'a éprouvé en 1982 et 1983 (la fameuse parenthèse). Ceci explique que tous les partis sociaux-démocrates, petit à petit, aient révisé leurs programmes pour demeurer dans le jeu économique anglo-saxons, et aient fait pour cela le choix européen libéral. Mais les évolutions tiennent également aux changements intervenus dans les sociétés et les cultures. La transformation du salariat, avec le déclin de la classe ouvrière comme la connu la fondation du parti en 1905, et l'existence de millions d'ouvriers et d'employés qui vivent des conditions de travail faites de précarisation et d'isolement ; l'importance des classes moyennes, l'allongement du « moment » de la jeunesse ; et, en même temps, le vieillissement, la présence de populations immigrées, la force de l'individualisme : tout cela a fragilisé les structures de représentation mises en place par la social-démocratie. Les syndicats ont pris leur autonomie et ne représente plus grand monde, ici comme ailleurs. Le politique faute de proposer une alternative qui donne de l'espoir et change la vie est déconsidérer. Les affaires y ont peut être également ajouté. Les sociaux-démocrates aujourd'hui doivent réunir plusieurs électorats, de la gauche au centre droit, aux intérêts différents et volatils si il souhaite emporté une élection.
          Mais le texte est là et il faudrait se faire a l'idée, malgré les défaite, et malgré l'inefficacité prouvé de se system, mainte fois démonté par les économistes, et dénoncer par les peuples. Il faut se convaincre que nous incarnons la modernité de la gauche. La modernité, désormais c'est la rupture. La rupture avec le cadre idéologique traditionnel, avec les fondateurs. On peut toujours tuer le père pour exister, c'est sur, et puis un jour on regrette ...
Et comme je n'aime pas avoir des regrets, sa me donne des aigreurs, je préfère ne pas être d'accord avec les théories social-démocrate. En plus moi le socialisme de Jaurès j'y crois ... L'individualisme sa m'exaspère ... L'argent sa me donne des boutons ... La misère sa m'empêche de dormir et les trompettes de la renommé sa me fait bailler !
          L'offre politique de la social-démocratie est bien sur une offre centriste : extrêmement modérée sur les questions économiques, relativement raisonnable sur les questions sociales, très peu offensive sur les questions sociétales mais inventive en matière de reforme de l'état et de sa modernisation. On peut même considérer, Jospin et les suédois en ont été un exemple frappant, que quand ils s'y mettent, les sociaux démocrates font en capitalisme appliqué mieux que la droite. Cependant, autant du point de vue électoral que des bilans social des gouvernements de cette tendance, les résultats ne sont pas là. En France, puisque c'est ici que cela nous concerne le plus, on s'est présentés avec cette offre politique à trois reprises aux présidentielles. On a perdu trois fois ...
          Bien sûr les grandes valeurs du socialisme sont présentes dans se texte : humanisme, laïcité, écologie, ... En matière de langue de bois difficile de faire mieux, il y en a pour tout le monde. Cependant le texte refuse pour la première fois le terme «révolution» et «rapports de classe». Entendons nous, révolution dans le sens du changement profond, par la réforme et les urnes, comme sa a toujours été le cas chez nous. Malheureusement ce n'est pas ainsi que l'on favorisera le rassemblement de toutes les forces de la gauche, sauf a penser que nous nous somme tromper sur nos alliés (que d'erreur, c'est incroyable combien on peut être a coté de la plaque depuis si longtemps) et que le but du PS et de préparer une alliance avec le centre droit. Dans le contexte politique et économique actuel difficile de ramer plus à contre courant.
          Alors, quelque soit le gout de nos chefs pour les marocains ministérielles (Valls, Strauss, Moscovici, j'en passe et je me tais sur ceux de leurs amis qui sont déjà passé a l'ennemi), beaucoup d'entre nous s'inquiète de l'orientation social-démocrate et libérale du Parti Socialiste. A l'intérieur du Parti des vois s'élève (Hamon par exemple, Emmanuelli ...) et dénoncent cet état de fait. Il nous appartient d'être vigilant. Vigilant pour l'avenir de la gauche en France. On ne peut pas, et on ne doit pas, si l'ont souhaite réellement apporté un mieux au peuple, laisser la lutte contre l'exploitation capitaliste a l'extrême gauche, demago et sans idées concrètes. Ou a un parti communiste qui a trahi cette lutte par un soutient inconsidéré au soviétique. Nous devons défendre lors des prochains vote en sections le combat a l'intérieur du parti contre le soit disant pragmatisme et le désespoir libéral. Non par une désertion de l'appareil vers un avenir incertain, mais vers l'affirmation de nos principes et de nos valeurs, celle qui ont fait nos luttes, nos victoires et notre fierté plus que jamais chevillé à l'esprit, au corps et au cœur.

          Mais sa reste mon avis a moi...


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Lundi 21 avril 2008




 













         

          Travail, présidentiel, travail, législative, travail, municipal, travail, travail ... D'une campagne a une autre, d'un congrès a un autre, d'une maniféstation a une autre, je n'avais pas pris de vacance depuis un long moment. Heureusement Jane est là. Et avec Jane sa déménage ! C'était court mais c'était bon.  

 
 
 





 

 

 







        
          Belle-Ile au Château Bordeneo, puis retour sur « le continent » à Ploëmel pour un séjour chez Dihan, d'abord dans une cabane perchée dans un arbre à 10 mètres du sol, puis dans une yourte en pleine campagne bretonne, avec les chevaux, les arbres et un accueil extra (merci Arnos et Miryam).



















     
          Découverte de la pointe des poulains, de Le Palais, des galettes aux chèvres de « La Chaloupe » et du Salidou. Plaisir d'être a deux dans un arbre, isolé sous la pluie, avec hiboux, écureuils et la magie des forêts celte... Je conseil, je recommande, je certifie. Bon pour repos absolu. Déstresse assuré.






















                    Merci mon Dragon.

 


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Mardi 15 avril 2008
          Cela fait plusieurs mois que les enseignants, les parents et les lycéens se mobilisent contre la réduction du nombre de poste d'enseignants dans les établissements. Cette suppression de poste massive (plusieurs milliers) entrainera de grave disfonctionnement aux seins des établissements publics, en particulier dans les zones dite « sensible » particulièrement toucher par ses surpressions. Ce que les grévistes considèrent, à juste titre, comme une saignée et une des régressions les plus importantes que l'école publique est connu depuis la guerre.
          En quelques articles, nous essayerons de comprendre se mouvements, et de mettre le doigt sur ce qui ne va pas aujourd'hui dans l'école publique.

         
          Leçon numéro 2 : les COPsy, ou l'orientation. 

Qu'est-ce que les COPsy ?
          Le COPsy (conseiller d'orientation-psychologue) est le spécialiste scolaire du conseil individuel en orientation. Il aide les élèves et les étudiants à mieux se connaître, à mieux se situer, à repérer les informations utiles, à s'organiser dans leurs choix. Il intervient auprès des jeunes du collège, du lycée ou des universités et auprès d'un public plus large dans les centres d'information et d'orientation (C.I.O).

L'orientation va mal ?
          Depuis de nombreuses années, les médias, les parents d'élèves, les enseignants et les politiques n'ont de cesse de dénoncer les « erreurs de l'orientation ». Voyons ce qui ne fonctionne pas dans le petit monde de l'orientation :

- Des dizaines de milliers d'élèves, en particulier des étudiants, en difficulté qui ne peuvent se réorienter,
- des centaines d'élèves ne trouvent pas de place dans les spécialités professionnelles qu'ils avaient choisies,
- des taux d'échec et de sortie sans diplôme universitaire préoccupants... (Taux d'échec à la fin du premier cycle de 40% !)

Mais a qui la faute ?
          A l'Etat qui réduit les dépenses budgétaires sur le dos du system scolaire ? Au Gouvernement qui décide de la fermeture des classes, des options, des spécialités professionnelles ? Qui supprime les moyens des ZEP. Qui diminue le nombre de sections en lycées professionnels publics au profit de l'apprentissage ? Au ministre, qui exige des élèves et des étudiants des parcours scolaires « en ligne droite » ? A l'administration, qui diminue les moyens des CIO et divise par 5 le recrutement des conseillers d'orientation-psychologues ?
          Xavier Darcos veut faire passer plusieurs reformes très dangereuses en les justifiant par des dysfonctionnements qu'il organise lui-même ! Le gouvernement est en train de mettre en place des parcours à deux vitesses : lycées d'excellence, bourses au mérite et grandes écoles pour les uns ; socle commun, apprentissage junior, formations courtes et emplois précaires pour les autres. Il facilite l'entrée des entreprises dans les collèges et lycées pour assurer leur promotion de services privés pour dispenser des informations non vérifiées, du conseil en ligne, voire du " coaching ". Sous couvert de créer un grand service public d'orientation, il prévoit d'arracher les CIO de leur ancrage dans la formation initiale en les amalgamant avec les organismes de l'emploi, il veut réorienter l'activité des COPsy vers les chômeurs à la recherche d'insertion professionnelle.

          Cela remet en cause le droit à une orientation progressive et continue qui ne soit pas uniquement pilotée par des débouchés économique locaux. Ce qu'il faudrait, c'est une réforme des structures de l'Education nationale : plus de passerelles entre les filières ; des moyens pour les élèves et les étudiants en difficulté et un droit à l'erreur ; un grand service public d'information, de psychologie et d'orientation, doté de co-psy beaucoup plus nombreux, et articulé avec un vrai service public de l'aide à l'insertion et à la formation permanente ; une programmation des recrutements pour aboutir à un doublement du nombre de co-psy et directeurs de CIO en 5 ans ; des CIO revalorisés, dotés de moyens modernes adaptés à un accueil personnalisé.

(Revendication et propositions porté par le SNES)


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Dimanche 13 avril 2008