Mardi 13 mai 2008

          Voici le document que la comission Weber cherche a remplacé par ses 21 articles tiendasse. La déclaration de principe de 1990.

Congrés de Rennes. 15 - 18 mars 1990

          Le Parti socialiste se fixe comme objectif l'émergence, par la voie démocratique, d'une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine, telles que les ont définies des siècles de lutte pour le progrès et que les expriment aujourd'hui tous les peuples: la liberté, l'égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité.

          Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s'inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique.

          Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, le Parti socialiste agit pour qu'elles bénéficient aux hommes et aux femmes.

          Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions.

          Le Parti socialiste est donc favorable à une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général.

          Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d'organisation économique et sociale donnant aux salariés une véritable citoyenneté dans l'entreprise.

          Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen (l'école, l'université, la télévision), les conditions de vie (logement, santé, environnement), il n'accepte pas que les logiques du marché soient seules déterminantes.

          Un service public fort, l'aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales.

          Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fonde son action et son projet sur le respect des Droits de l'Homme et du Citoyen dans le cadre d'un Etat de droit reposant sur le suffrage universel et le pluralisme.

         Il affirme que toutes les libertés sont liées: leur plein exercice, sur les plans politique, économique, social et culturel, est la condition de l'épanouissement et de l'approfondissement de la démocratie. Le Parti socialiste a en effet conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d'en permettre la réalisation.

          L'Histoire a tranché : le combat pour la liberté est indissociable de celui pour l'égalité.

          Le Parti socialiste est un parti ancré dans le monde du travail. Les mutations incessantes et profondes des sociétés contemporaines n'ont pas éliminé les oppositions de classes et groupes sociaux. C'est pourquoi, si les socialistes participent au combat pour le progrès de toute la société, ils sont particulièrement attentifs aux intérêts de tous les salariés et au développement de toutes leurs capacités d'action.

         Le Parti socialiste est fermement attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de l'Etat et de l'école.

          Il estime que l'accès à l'information et à la culture est une condition essentielle de la démocratie. C'est pourquoi l'indépendance de la création et de la communication à l'égard du pouvoir politique et du pouvoir financier est indispensable.

          Il affirme l'égalité de tous les citoyens et refuse toute mesure discriminatoire fondée sur le sexe, la race, les convictions philosophiques ou religieuses, les choix de vie personnels. Il se donne pour vocation de favoriser l'intégration et l'adhésion aux valeurs de la République de tous ceux qui résident sur notre sol.

          Les socialistes considèrent comme un acquis majeur les droits et les libertés que les femmes ont conquis. Ils continuent de lutter pour éliminer les discriminations qui subsistent. Notre parti met en œuvre au travers de ses statuts, dans ses structures et dans sa pratique, une égalité de plus en plus réelle entre adhérents et adhérentes.

          Parce qu'il n'y a pas d'hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, l'action du Parti socialiste s'inscrit dans un cadre national et international.

          Dans l'ordre international, le Parti socialiste condamne toute exploitation d'un peuple par un autre et soutient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il lutte pour un développement économique respectant l'environnement et les équilibres naturels de la planète. Le Parti socialiste fait le choix de l'Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d'affronter les défis de l'avenir. La Communauté Européenne, à condition qu'elle ne se réduise pas à un simple marché, en sera un élément moteur. Les socialistes s'attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions politiques, économiques et sociales.

          Parti de paix, le Parti socialiste a toujours lutté contre la logique des blocs, il œuvre pour l'instauration de nouveaux rapports mondiaux, il agit pour le développement du Tiers-Monde et pour un désarmement général équilibré.

          Le Parti socialiste attend de ceux qui le représentent à tous les niveaux de responsabilité qu'ils s'inspirent dans leurs décisions et dans leurs actes de ces principes.

          Dans le monde entier, l'idéal socialiste s'est emparé de l'imagination des peuples. Il inspire de grands mouvements politiques. Il est notre espoir à l'aube du XXIème siècle.


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Dimanche 11 mai 2008

          Pour imformation, voici le texte si décrier. Je metrais les textes de 1905, 1946, 1969 et 1990 en ligne dans les jours a venir. A vous de juger...
 
DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE

          Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de lapeine de mort.
          Ces ambitions sont plus que jamais d'actualité. Pour les socialistes, l'être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C'est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l'homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
          Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est « d'aller à l'idéal et de comprendre le réel », d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

I - NOS FINALITES FONDAMENTALES

Art 1

          Être socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

Art. 2

          L'égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n'a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu'il s'agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l'économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l'égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Art 3
         
          Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l'émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd'hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l'environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l'intérêt général, le développement et l'écosystème. Conscients de l'étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Art 4

          Le progrès, synonyme d'amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l'exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l'éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L'expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l'ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l'avenir de l'humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l'arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l'acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l'utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l'aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l'être à l'aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d'existence et de travail des individus.

Art 5

          La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l'action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c'est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l'évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.

II - NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

Art 6

          Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
          Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.
          Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d'économie sociale.           Les socialistes affirment que certains domaines de l'activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l'action politique.
          Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l'intérêt général.

Art 7

          Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l'innovation technologique, l'impératif écologique, la création d'emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
          C'est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c'est un moyen individuel et collectif d'insertion, de reconnaissance, l'émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l'emploi et d'autres seraient enfermés dans l'assistance. La qualité de l'emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. 
          Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l'accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.

Art 8

          Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l'État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d'abord l'investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n'y a pas de liberté réelle.La régulation est également un des rôles majeurs de l'État pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l'État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture.

Art 9

          Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C'est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l'Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l'Union européenne et de sa détermination.

Art 10

          La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l'Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.

III - NOTRE PARTI SOCIALISTE

ART 11

          Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s'organise au service de l'engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d'un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l'indépendance de l'information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Art 12

          Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l'État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu'un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu'elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

Art 13

          Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d'un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d'injustices et d'inégalités.

Art 14

          Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des
territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d'un Etat régulateur et garant de l'équilibre -y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.

Art 15

          Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

Art 16

          Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l'ouverture. L'accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.

Art 17

          Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l'Union européenne qu'il a non
seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l'Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques
communes, d'assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d'aider à relever les défis planétaires par l'exemple d'association qu'elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

Art 18

          Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu'elles qu'en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l'ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l'Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu'elle tend à être aujourd'hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.

Art 19

          Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe
siècles. Il entend exprimer l'intérêt général du peuple français.

Art 20

          Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales... Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l'engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
 
Art 21

          Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.


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Samedi 10 mai 2008
          Le député-maire de Meaux, président de l'agglomération de Meaux, avocat à temps partiel, président de la commission sur la pub au service publique télévisuelle et président du groupe UMP à l'Assemblée, ne sacrifie pas ses grandes ambitions à ses petits métiers.

          Depuis un an c'est la fête au président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé ! Agacé de sa très haute prétention et de sa superbe de parvenu, Sarkozy daube sur son compte "Il est totalement imbu de sa personne; il a pété les plombs !". Depuis le début de la mandature, à plusieurs reprises, des députés de l'UMP se sont abstenus sur des textes importants (les tests ADN par exemple ou encore le budget de la Justice). Plusieurs ministres assurent avec joie qu'il "ne tient pas ses troupes" et lesdites troupes protestent contre ses absences, son manque d'attention et sa meconnaissance des dossiers. Bref, un festival ... Au palais Bourbon des députés s'offusquent encore de sa décision de consacrer deux matinées par semaine a l'important cabinet d'avocats Gide, Loyrette et Nouel (500 euros l'heure, selon certaines estimations). Alors même qu'entre ses fonctions de député et de président de groupe, de maire et de président d'un conseil d'agglomération notre sémillant député ne manque pas de dossiers pour occuper ce qui peut lui rester de temps libre.
          En avouant tout cru ses ambitions présidentielle sur canal + alors que le mandat de Sarkozy commence a peine "je souhaite effectivement un jour être en situation d'être candidat" (à l'Elysée) mais dans "très longtemps", enfin au plus tôt "en 2017" Copé na pas rehausser sa cote de popularité, plutôt faiblichonne, au prés du chef de l'etat. Surtout qu'il aura « 52 ans en 2017 , comme Sarkozy » c'est-il plut a rajouté. Histoire sûrement de réchauffer un peu l'ambiance entre deux "coups de lèche", comme dit Nicolas. "Copé, il est vaillant", se plaisait a dire Raffarin de celui qui fut son secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement et le porte-parole de son gouvernement. Pour se faire mousser, il a toujours du temps...
          Des parlementaires en sont convaincus, et s'en disent informés : si JF Copé a eu son fauteuil de président de groupe, c'est parce qu'il plait à Sarkozy que cet ostensible carnassier s'y étale pour mieux s'y ramasser.
          Ex-"baby-Chirac" , ex-"pitbull de Juppé" , ex-ministre « Raffarien » et un temps Villepiniste, rallié tardivement à la mouvance Sarkoziste, Copé, devant la presse, se félicitait plutôt au printemps de voir lui échapper un maroquin ministériel : "Ça va faire comme sous Mitterrand. Ils (les sarkozyste) vont jouer les dépensionnistes. Ils vont détruire ce que nous avions réussi (sous Raff et Galouzeau bien entendu). A l'heure de vérité (des chiffres) il sera bien temps de réclamer un changement de cap." Sympa de souhaité le plantage pour les copains ...
          En se moment la complainte du député anti-Copé moyen peut se résumer à peu près ainsi: "Il se fout de nous. Il ne nous répercute pas les souhaits du gouvernement et il ne nous écoute pas. Il est cassant et il ne s'occupe que des jeunes députés, ceux-là mêmes qui pourront l'aider dans son opération élyséenne." 
          Conséquence de son comportement, JF Copé a enregistré quelques revers parlementaires. Sur le grand cafouillage de l'impossible financement politique du Nouveau Centre pour commencer : après avoir laissé les ex-copains de Bayrou se débrouiller à peu près seuls, Copé a attribué le plantage à son grand ennemi du moment, le très sarkozyste secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
Par conviction philosophique ou religieuse, faute peut-être d'être assez informé ou dirigé, quarante UMP ont boycotté la loi sur les tests ADN et trois ont fait de même pour le budget de la Justice. Un moindre mal puisqu'il étaient d'abord douze à vouloir censurer Rachida.
          Mais pas d'inquiétude. Quand la crise touche son image, notre petit agité sais réagir comme il faut. Pas question de laisse se développer une bronca à son encontre. Joueur de piano, il sait à l'occasion passer au violon. Il a lancé il y a peu une série de déjeuners de réconfort avec de petits groupes de députés...


          "Toi, tu es vraiment à ton compte", lui avait un jour lancé Sarkozy, qui venait de rappeler ses fidélités successives. Une ardoise que le Président de la république se réserve de régler un autre jour ?


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Jeudi 8 mai 2008

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Jeudi 8 mai 2008

          Suite à la réunion de section a la quel j'ai assisté mercredi soir, j'ai compris la nécessité de donner mon point de vue sur le texte, de façon clair et constructive, sans trop de passion et si possible avec un peu d'humour. Je suis bien sur critique, on ne saurait l'être moins, mais je vais détailler mes arguments en essayant de ne froisser personne, ce qui en ce moment est un sport très acrobatique.
          Avec cette nouvelle déclaration de principes, il y en a déjà eu 4 (1905, 1946, 1969 et 1990), le Parti Socialiste décide de s'aligner définitivement sur la social-démocratie européenne (n'est ce pas ce que l'aile social démocrate du parti nous dit ?) qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et ses références, dont la fragilité est le résultat de son ralliement au libéralisme et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale. En somme, devenir un Parti godillot, comme tout les autres Parti qui sont sensé être de gauche en Europe.
          En affirmant l'objectif « d'une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation progressive, par la réformes cela s'entend, des moyens de production et d'échange, et donc adhère désormais a un autre mode d'organisation sociale que celui pour lequel il a lutté et a organiser ses instances depuis un siècle, le capitalisme. Le parti, par cette affirmation, romps avec les idéaux de Jaurès sur la « socialisation du capital » et signe l'abandon des valeurs fondamentales du socialisme en cautionnant, sous couvert de modernisation, l'officialisation de la dérive sociale-libéral et sa reconnaissance définitive comme system de référence. Sous entendu : le libéralisme est le modèle que nous Socialiste nous souhaitons pour le bien de tous, même si quelques améliorations sont a apportées...
          Donc se texte nous dit ceci : le capitalisme n'est pas un horizon indépassable, il est réformable, et après tout, quoi qu'on en est dit pendant cent ans, le Socialisme n'est qu'un principe, une simple idée, une coquille, sans fondamentaux universelle dans le temps (comme le capitalisme en a, le pouvoir suprême de l'argent par exemple, ou la loi du plus fort), qu'on remplie comme on le souhaite au grés des saisons, qui affirme un fort attachement pour l'égalité c'est vrai, l'émancipation sociale et la libération des peuples mais dans les conditions du system, sans le brusqué (même le coté révolutionnaire, électoralement révolutionnaire bien sur, de la démarche a disparu, surtout pas de vague).
          Le monde a certes beaucoup changé, et la réactualisation de l'idéologie, ainsi que la purge des adhérents est devenue nécessaire (que personne ne se sente visé, j'entend juste par la, qu'un parti qui va de gauche a droite c'est-à-dire des utopia a strauss ne peut pas être cohérents) mais l'exploitation de l'homme continu, les inégalités persistes et devant les désastres humains (les émeutes de la faim par exemple), écologiques, sociales, sanitaires, et j'en passe, engendrés par le capitalisme international, rien n'est plus urgent aujourd'hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une voie d'espoirs et de conquêtes sociale. Réinventer le possible disais le philosophe...

          C'est, pour sur, la conviction d'un nombre important de militants qui tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parti Socialiste considèrent que la construction d'une véritable alternative, c'est-à-dire une voix qui amènera des progrès significatif au peuple, exige d'abord de retrouver l'authenticité de l'idéologie Socialiste.
          Alors, puisque c'est le system qu'on veut nous imposer, a tord ou a raison nous verrons bien, quid de la social-démocratie ? Comme il ne suffit pas de suggérer un principe pour qu'il existe (Platon) il faut aller voir ce qui sait passer la ou sa c'est passer. Depuis novembre 2006, onze défaite des sociaux-démocrates à une élection nationale : Italie, Pays-Bas, Suède, Danemark, Irlande, Malte, Estonie, France, la Grèce... On peut toujours se cacher derrière le grand « Z » de Zapatero pour croire que la social-démocratie se porte bien (quoi que, les économistes ne prévois pas un avenir radieux pour l'Espagne et les jeunes sont de plus en plus inquiet, premier signe avant coureur des catastrophe électorales ...) mais les résultats électoraux sont là ! Des résultats économiques qui ne sont pas meilleurs, ni pire d'ailleurs, que dans les pays tenu par la droite. (voir l'Italie, la Grèce, ...) Des méthodes qui ne sont pas moins honteuse, pas plus honorable (certain on même participer a la guerre en Irak, voir les anglais, les Pays-Bas). Des mensonges qui sont ni plus gros, ni plus petit (voir l'Angleterre et le chômage, la France et l'écologie, la suède et l'éducation). Des pauvres qui sont tout aussi pauvres, et des chiffres du chômage qui sont tout aussi trafiqués. Qui aura vécu a Londres quelques temps aura compris après avoir croisé des gens qui fouille dans les poubelles pour se nourrire que le pleine emploie a 5 % quand en plus les chiffres sont trafiqués n'éradique en rien la misère. Comment explique-t-on par exemple que les personnes de plus de 50 ans ne sont pas comptées dans les chiffres du chômage anglais alors qu'il représente 30 % de la population au chômage ? Pourquoi en Suède on peut être obligé d'aller travailler a 200 kilomètre de son domicile ? Pourquoi en Suède toujours, 3 jeunes de 17 ans sur 5 sont incapable de placer l'Espagne sur une carte de l'Europe ? Une chose est également constante, dans tout ses pays, le capital s'attribue plus de 60 % du revenue ... Dans se domaine il y a même une grave régression, la France en est un exemple frappant puisque dans le passé, c'est-à-dire dans les années 60, le capital s'attribuer 40 % du revenu et le salaire 60 %.
          Même si de nombreux résultats ont été enregistrés (le niveau de vie augmente plus vite qu'ailleurs dans les pays sociaux-démocrates, le développement technologique est important, les résultats industriels impressionnants) cette politique a rencontrer ses premières difficultés dès les années 70. La difficulté est propre à la politique mise en œuvre : le coût budgétaire des programmes sociaux, la montée du chômage, les limites de la politique fiscale, la décentralisation du système de relations professionnelles qui rend difficile une politique du revenu, ... Sans compter les causes externes qui sont les plus importantes, la mondialisation naissante met en évidence les contradictions de l'idéologie social-démocrate qui, obligée de composer avec une économie non maîtrisée, doit rabaisser ses exigences idéologiques. C'est a partir de se moment ci que les résultats électoraux ont connu d'importantes fluctuations (voir plus haut). La plus récente est celle de 1997-1998, ou l'Union Européenne comptait parmi 15 gouvernements, 11 gouvernements social-démocrate ou travaillistes. En 2002, hormis en Angleterre, toute la social-démocratie européenne était sur la défensive. La libre circulation des biens, les règles de concurrence européenne, rendent inefficaces les armes de la politique keynésienne, notamment la politique monétaire, avec le jeu des dévaluations, et la politique budgétaire, avec des déficits importants, ne peuvent plus avoir cours. L'Europe à ses exigence et la mondialisation ne permet plus si l'ont souhaite respecté le system libéral, d'être à contre-courant des cycles économiques dominants comme le gouvernement de Mauroy l'a éprouvé en 1982 et 1983 (la fameuse parenthèse). Ceci explique que tous les partis sociaux-démocrates, petit à petit, aient révisé leurs programmes pour demeurer dans le jeu économique anglo-saxons, et aient fait pour cela le choix européen libéral. Mais les évolutions tiennent également aux changements intervenus dans les sociétés et les cultures. La transformation du salariat, avec le déclin de la classe ouvrière comme la connu la fondation du parti en 1905, et l'existence de millions d'ouvriers et d'employés qui vivent des conditions de travail faites de précarisation et d'isolement ; l'importance des classes moyennes, l'allongement du « moment » de la jeunesse ; et, en même temps, le vieillissement, la présence de populations immigrées, la force de l'individualisme : tout cela a fragilisé les structures de représentation mises en place par la social-démocratie. Les syndicats ont pris leur autonomie et ne représente plus grand monde, ici comme ailleurs. Le politique faute de proposer une alternative qui donne de l'espoir et change la vie est déconsidérer. Les affaires y ont peut être également ajouté. Les sociaux-démocrates aujourd'hui doivent réunir plusieurs électorats, de la gauche au centre droit, aux intérêts différents et volatils si il souhaite emporté une élection.
          Mais le texte est là et il faudrait se faire a l'idée, malgré les défaite, et malgré l'inefficacité prouvé de se system, mainte fois démonté par les économistes, et dénoncer par les peuples. Il faut se convaincre que nous incarnons la modernité de la gauche. La modernité, désormais c'est la rupture. La rupture avec le cadre idéologique traditionnel, avec les fondateurs. On peut toujours tuer le père pour exister, c'est sur, et puis un jour on regrette ...
Et comme je n'aime pas avoir des regrets, sa me donne des aigreurs, je préfère ne pas être d'accord avec les théories social-démocrate. En plus moi le socialisme de Jaurès j'y crois ... L'individualisme sa m'exaspère ... L'argent sa me donne des boutons ... La misère sa m'empêche de dormir et les trompettes de la renommé sa me fait bailler !
          L'offre politique de la social-démocratie est bien sur une offre centriste : extrêmement modérée sur les questions économiques, relativement raisonnable sur les questions sociales, très peu offensive sur les questions sociétales mais inventive en matière de reforme de l'état et de sa modernisation. On peut même considérer, Jospin et les suédois en ont été un exemple frappant, que quand ils s'y mettent, les sociaux démocrates font en capitalisme appliqué mieux que la droite. Cependant, autant du point de vue électoral que des bilans social des gouvernements de cette tendance, les résultats ne sont pas là. En France, puisque c'est ici que cela nous concerne le plus, on s'est présentés avec cette offre politique à trois reprises aux présidentielles. On a perdu trois fois ...
          Bien sûr les grandes valeurs du socialisme sont présentes dans se texte : humanisme, laïcité, écologie, ... En matière de langue de bois difficile de faire mieux, il y en a pour tout le monde. Cependant le texte refuse pour la première fois le terme «révolution» et «rapports de classe». Entendons nous, révolution dans le sens du changement profond, par la réforme et les urnes, comme sa a toujours été le cas chez nous. Malheureusement ce n'est pas ainsi que l'on favorisera le rassemblement de toutes les forces de la gauche, sauf a penser que nous nous somme tromper sur nos alliés (que d'erreur, c'est incroyable combien on peut être a coté de la plaque depuis si longtemps) et que le but du PS et de préparer une alliance avec le centre droit. Dans le contexte politique et économique actuel difficile de ramer plus à contre courant.
          Alors, quelque soit le gout de nos chefs pour les marocains ministérielles (Valls, Strauss, Moscovici, j'en passe et je me tais sur ceux de leurs amis qui sont déjà passé a l'ennemi), beaucoup d'entre nous s'inquiète de l'orientation social-démocrate et libérale du Parti Socialiste. A l'intérieur du Parti des vois s'élève (Hamon par exemple, Emmanuelli ...) et dénoncent cet état de fait. Il nous appartient d'être vigilant. Vigilant pour l'avenir de la gauche en France. On ne peut pas, et on ne doit pas, si l'ont souhaite réellement apporté un mieux au peuple, laisser la lutte contre l'exploitation capitaliste a l'extrême gauche, demago et sans idées concrètes. Ou a un parti communiste qui a trahi cette lutte par un soutient inconsidéré au soviétique. Nous devons défendre lors des prochains vote en sections le combat a l'intérieur du parti contre le soit disant pragmatisme et le désespoir libéral. Non par une désertion de l'appareil vers un avenir incertain, mais vers l'affirmation de nos principes et de nos valeurs, celle qui ont fait nos luttes, nos victoires et notre fierté plus que jamais chevillé à l'esprit, au corps et au cœur.

          Mais sa reste mon avis a moi...


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Lundi 21 avril 2008




 













         

          Travail, présidentiel, travail, législative, travail, municipal, travail, travail ... D'une campagne a une autre, d'un congrès a un autre, d'une maniféstation a une autre, je n'avais pas pris de vacance depuis un long moment. Heureusement Jane est là. Et avec Jane sa déménage ! C'était court mais c'était bon.  

 
 
 





 

 

 







        
          Belle-Ile au Château Bordeneo, puis retour sur « le continent » à Ploëmel pour un séjour chez Dihan, d'abord dans une cabane perchée dans un arbre à 10 mètres du sol, puis dans une yourte en pleine campagne bretonne, avec les chevaux, les arbres et un accueil extra (merci Arnos et Miryam).



















     
          Découverte de la pointe des poulains, de Le Palais, des galettes aux chèvres de « La Chaloupe » et du Salidou. Plaisir d'être a deux dans un arbre, isolé sous la pluie, avec hiboux, écureuils et la magie des forêts celte... Je conseil, je recommande, je certifie. Bon pour repos absolu. Déstresse assuré.






















                    Merci mon Dragon.

 


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Mardi 15 avril 2008
          Cela fait plusieurs mois que les enseignants, les parents et les lycéens se mobilisent contre la réduction du nombre de poste d'enseignants dans les établissements. Cette suppression de poste massive (plusieurs milliers) entrainera de grave disfonctionnement aux seins des établissements publics, en particulier dans les zones dite « sensible » particulièrement toucher par ses surpressions. Ce que les grévistes considèrent, à juste titre, comme une saignée et une des régressions les plus importantes que l'école publique est connu depuis la guerre.
          En quelques articles, nous essayerons de comprendre se mouvements, et de mettre le doigt sur ce qui ne va pas aujourd'hui dans l'école publique.

         
          Leçon numéro 2 : les COPsy, ou l'orientation. 

Qu'est-ce que les COPsy ?
          Le COPsy (conseiller d'orientation-psychologue) est le spécialiste scolaire du conseil individuel en orientation. Il aide les élèves et les étudiants à mieux se connaître, à mieux se situer, à repérer les informations utiles, à s'organiser dans leurs choix. Il intervient auprès des jeunes du collège, du lycée ou des universités et auprès d'un public plus large dans les centres d'information et d'orientation (C.I.O).

L'orientation va mal ?
          Depuis de nombreuses années, les médias, les parents d'élèves, les enseignants et les politiques n'ont de cesse de dénoncer les « erreurs de l'orientation ». Voyons ce qui ne fonctionne pas dans le petit monde de l'orientation :

- Des dizaines de milliers d'élèves, en particulier des étudiants, en difficulté qui ne peuvent se réorienter,
- des centaines d'élèves ne trouvent pas de place dans les spécialités professionnelles qu'ils avaient choisies,
- des taux d'échec et de sortie sans diplôme universitaire préoccupants... (Taux d'échec à la fin du premier cycle de 40% !)

Mais a qui la faute ?
          A l'Etat qui réduit les dépenses budgétaires sur le dos du system scolaire ? Au Gouvernement qui décide de la fermeture des classes, des options, des spécialités professionnelles ? Qui supprime les moyens des ZEP. Qui diminue le nombre de sections en lycées professionnels publics au profit de l'apprentissage ? Au ministre, qui exige des élèves et des étudiants des parcours scolaires « en ligne droite » ? A l'administration, qui diminue les moyens des CIO et divise par 5 le recrutement des conseillers d'orientation-psychologues ?
          Xavier Darcos veut faire passer plusieurs reformes très dangereuses en les justifiant par des dysfonctionnements qu'il organise lui-même ! Le gouvernement est en train de mettre en place des parcours à deux vitesses : lycées d'excellence, bourses au mérite et grandes écoles pour les uns ; socle commun, apprentissage junior, formations courtes et emplois précaires pour les autres. Il facilite l'entrée des entreprises dans les collèges et lycées pour assurer leur promotion de services privés pour dispenser des informations non vérifiées, du conseil en ligne, voire du " coaching ". Sous couvert de créer un grand service public d'orientation, il prévoit d'arracher les CIO de leur ancrage dans la formation initiale en les amalgamant avec les organismes de l'emploi, il veut réorienter l'activité des COPsy vers les chômeurs à la recherche d'insertion professionnelle.

          Cela remet en cause le droit à une orientation progressive et continue qui ne soit pas uniquement pilotée par des débouchés économique locaux. Ce qu'il faudrait, c'est une réforme des structures de l'Education nationale : plus de passerelles entre les filières ; des moyens pour les élèves et les étudiants en difficulté et un droit à l'erreur ; un grand service public d'information, de psychologie et d'orientation, doté de co-psy beaucoup plus nombreux, et articulé avec un vrai service public de l'aide à l'insertion et à la formation permanente ; une programmation des recrutements pour aboutir à un doublement du nombre de co-psy et directeurs de CIO en 5 ans ; des CIO revalorisés, dotés de moyens modernes adaptés à un accueil personnalisé.

(Revendication et propositions porté par le SNES)


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Dimanche 13 avril 2008

          Cela fait plusieurs mois que les enseignants, les parents et les lycéens se mobilisent contre la réduction du nombre de poste d'enseignants dans les établissements. Cette suppression de poste massive (plusieurs milliers) entrainera de grave disfonctionnement aux seins des établissements publics, en particulier dans les zones dite « sensible » particulièrement toucher par ses surpressions de poste. Ce que les grévistes considèrent, à juste titre, comme une saignée et une des régressions les plus importantes que l'école publique est connu depuis la guerre.

          En quelques articles, nous essayerons de comprendre se mouvements, et de mettre le doigt sur ce qui ne va pas aujourd'hui dans l'école publique.


Leçon numéro 1 : le temps de travail, ou la DHG.


Qu'est-ce que la Dotations Horaires Globales ?

          La DHG constitue l'enveloppe d'heures d'enseignement qui est attribuée chaque année par les rectorats aux établissements scolaires. Cette dotation doit couvrir les heures d'enseignements obligatoires et optionnelles, les modules ainsi que les aides individualisées. Une fois distribué aux établissements, les Conseils d'Administration des lycées examinent et organise la répartition de la DGH dont ils disposent par matières et niveau d'études.

Les conséquences de la baisse des DHG.

          La baisse de la DHG implique un étalement de la dotation et donc une réduction du nombre d'heures d'enseignements par établissement et par élèves, ce qui entraîne d'abord les suppression de poste d'enseignants, puis la suppression d'options comme les arts plastiques, la musique et d'options rares qui concernent surtout les langues... Mais cette décision de Xavier Darcos aura surtout pour principal conséquence de surcharger les classes, quand celles-ci comptent déjà 35, voir 40 élèves. Cette décision sans précédant entrainera une baisse importante de la qualité de l'enseignement en France.
          La baisse de la DHG est l'une des conséquences de la politique gouvernementale de restrictions budgétaires. Conséquence parmi les plus graves et les plus durables. Cette décision sans précédant entrainera une baisse importante de la qualité de l'enseignement en France, et s'inscrit dans la continuité du démantèlement du Service Public de l'Education engagé depuis 2002 par les lois Ferry, Fillon et de Robien.
          Au travers des syndicats et des mouvements qui ont traversée leurs histoires, plusieurs générations de lycéens et d'étudiants, ont dénoncé la dégradation des conditions d'enseignement et le fossé qui se creuse entre établissement riche et pauvre. J'ai fait parti de ceux la. Et je ne peux que constater que ce que nous dénoncions a l'époque c'est encore plus aggravé. Beaucoup de classe ferme au moment ou les statistiques montrent au contraire un réel besoin de nouvelles ouvertures. Du fait du manque de Conseillers d'orientation psychologues et de leur formation insuffisante, beaucoup de jeunes s'orientent par défaut. L'orientation, qui est censée être une des mission les plus importantes du système éducatif est totalement laisser a l'abandon et souvent sous traité par des organismes privés. D'autant plus qu'aucune actualisation de la formation des COPSY n'est prévue. La diminution du nombre d'heures d'enseignement empêche la réalisation de projets pédagogiques solide... Le manque d'infirmières et de médecins scolaires (de nombreux postes ne sont pas pourvus) se traduit notamment par un manque d'information et de prévention en matière de santé auprès des lycéens.

          L'Éducation Nationale ne peut plus continuer à être la victime innocente d'une politique de rigueur qui ne dit pas son nom. A l'heure ou la France découvre les folles dépenses de Rachida Dati, ou le président de la république fait exploser le budget de la présidence, l'Etat diminue largement les moyens qu'il donne a l'enseignement mais se paye un nouveau sous marin nucléaire ...

          Si on tremble à Clichy, au Havres ou à Limoges, on ne s'inquiète pas dans l'ouest parisiens ... La crise ne touchera ni Chaptal, ni Voltaire, ni Henri IV ...


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Mardi 8 avril 2008
          Alors que Bercy annonce que les finances publiques de l'Etat se sont encore détériorées pour l'année 2007, le site d'information Mediapart, dévoile que Rachida Dati mène la belle vie place Vendôme. Restaurants, voyages, réceptions, maquillage et paires de collants, la Garde des Sceaux ne se refuse rien. "Les dépenses ont grimpé de manière vertigineuse pour finalement atteindre 270 000 euros en décembre 2007, soit un dépassement de 30% par rapport au plafond prévu", assure Mediapart, qui précise qu'une rallonge de 100 000 euros a dû être accordée au ministère de la Justice pour faire face aux dépenses de la ministre. Lors d'un point-presse tenu vendredi 28 mars, Guillaume Didier, le porte-parole de la Chancellerie, n'a pu que confirmer l'information.

          Mediapart révèle également que le contrôleur des finances du ministère "a rappelé à l'ordre" Rachida Dati. Ce que dément en revanche Guillaume Didier. "Toutes les dépenses ont été payées, c'est-à-dire validées par le contrôleur financier". Ce dernier évoque des dépenses supplémentaires qui se justifient "par l'organisation de réceptions telles que celle tenue à l'occasion de la fête nationale, le 14 juillet". Selon les révélations de Mediapart, les sommes engagées l'ont été pour prendre en charge les dépenses personnelles de la Garde des Sceaux, dont le goût pour la haute couture et les bijoux sont bien connu. Le site parle entre autre de "frais de maquillages". Le porte-parole a confirmé que le ministère avait réglé "le minimum nécessaire pour permettre des raccords de maquillage".

          En 2008, la ministre s'est montrée encore plus dépensière. Pour l'année 2008, le gouvernement a alloué 200 000 euros pour les frais de représentation de chaque ministre. Sur ce budget, Rachida Dati aurait déjà dépensé 112 356 euros en trois mois. Là encore, le porte-parole de la Garde des Sceaux n'a pu que confirmer l'information : "Il est exact qu'en début d'année, les dépenses sont plus importantes". Il a expliqué que la cérémonie des vœux et l'organisation de la réception des 70 ministres de la Justice francophones mi-février à Paris sont en partie responsables de ces dépenses. Il a en revanche nié qu'une autre rallonge de 100 000 euros soit déjà prévue pour permettre à la Chancellerie de tenir jusqu'à la fin de l'année. Pour finir, il a assuré que le ministère de la Justice ferait à l'avenir preuve de "vigilance pour respecter les budgets", assurant que les réceptions place Vendôme "sont extrêmement modestes".

          Pour compléter le tableau, le site du journal Le Point a annoncé le vendredi 28 mars que François Guéant, le fils du secrétaire général de l'Elysée, quittait le cabinet de Rachida Dati ainsi que Pierre Boussaroque, le conseiller diplomatique de la garde des Sceaux. Ce qui constitue le 11éme départ au sein de l'équipe rapprochée de la ministre en moins d'un an.

          Le pouvoir d'achat semble être un problème aussi au ministère de la justice.


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Mardi 8 avril 2008

          Serge Portelli est vice président du tribunal de Paris et président de la 12éme Chambre Correctionnelle. C’est également ce juge qui à tenu tête à Sarko lors de l’émission « Riposte » consacrée au ministre candidat. Estimant que Nicolas Sarkozy « essayait de faire peur au français » il diagnostiquer un « échec  patent » de se politique et une « erreur d’analyse ». Serge Portelli fut également, lors de la campagne présidentielle, la seul personne que j’ai vue tenir tête à Sarko. Le seul à avoir contesté ses chiffres et ses arguments solidement a la télé et les yeux dans les yeux. La première et la dernière fois. Je n’ai pas revue ça depuis. Furieux et a court d’argument Sarko lui avait lancé « je n’aimerais pas être jugé par quelqu’un comme vous ! » Et bien quitte a y passer, autant que se soit avec Serge Portelli me suis-je dit après avoir fermé son dernier livre : Récidiviste.

          A partir d’une douzaine de « cas », tirés de son expérience de magistrat, Serge Portelli, spécialiste du droit des victimes, raconte sous forme de petite nouvelles, l’histoire chaotique de douze récidivistes, ces « parias » qui pourtant « méritent que l’ont s’arrête ne serait-ce qu’un instant sur leur vie ». Affaires de vol, de viol et de violence, parfois de meurtre, maladie mentale et addiction de toutes sortes, errances et transgressions, arrestations et condamnations composent les destinées particulières de ces mineurs délinquants ou de ces grands « professionnels », dont les juges, bien souvent, ignorent tout. Pourquoi a-t-on laissé celui-ci livré à lui-même dés l’enfance ? Et ce débile profond ? Vingt fois condamné à la prison avant qu’un magistrat ne s’aperçoive qu’il ne comprenait rien à rien ! Ponctuant chaque « histoire » de brèves données, juridiques, historiques ou statistiques, il éclaire la complexité de la récidive et révèle l’inadéquation et l’insuffisance des moyens existants. « Depuis quelques années, meurtres, viols, agressions sur des mineurs révoltent l’opinion publique et soulèvent une émotion considérable. Or, ces affaires criminelles ne représentent qu’une infime part de la criminalité et de la récidive elle-même. En vérité, la masse des récidivistes est composée d’êtres en déshérence dont la vie n’est plus regardée qu’au travers d’un relevé de condamnations. Paradoxalement, l’indifférence est proportionnelle à la longueur du casier judiciaire. Ce qui devrait alerter lasse. Ce qui devrait intriguer effraie. La répétition de l’infraction semble anesthésier le sens commun. Elle est un lieu de prédilection de la démagogie et du populisme. La diabolisation des récidivistes les enferme dans la fausse uniformité des “monstres”, des “irrécupérables”, que seule une fermeté sans faille pourrait stopper. »

          L’espoir pourtant se trouve là, au travers d’une ou deux histoires ou quelqu’un dans la chaîne, un juge, un éducateur, une association, a pris le temps de se pencher sur le cas de l’accusé. Tout le contraire de la politique pénale du candidat maintenant devenu Président de la République, pour qui le délinquant se résume à un casier et à des infractions. Ce livre humanise le débat, le dé-diabolise. Il plonge dans la réalité singulière. En essayant de se tenir à égale distance de la naïveté et du cynisme. Surgis alors de multiples figures de notre société, « des figures étranges et parfois inattendues qu’on trouve un peu en cours d’assises mais qui peuplent surtout les audiences correctionnelles de comparution immédiate, lieux peu connus du public. »

A lire d’urgence.

« Récidiviste », par Serge Portelli. Grasset, 17,90 €


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Mercredi 2 avril 2008
          
          Depuis plusieurs semaines et suite aux violences commis au Tibet par les forces de l'ordre d'occupation Chinoise, la polémique gonfle concernant le boycotte de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin.

Retour en arrière

          Le 13 juillet 2001, le Comité International Olympique attribuait l'organisation des Jeux olympiques de 2008 à Pékin. Parallèlement, la police chinoise intensifiait la répression contre les éléments "subversifs" de la société, notamment les internautes. Depuis, rien n'a changé. Et malgré cette absence de progrès en matière de liberté d'expression et de droits de l'homme en Chine, les membres du CIO restent sourds aux appels répétés des organisations internationales qui dénoncent l'ampleur de la répression.
          Beaucoup de journalistes, une trentaine, et d'internautes, une cinquantaine, sont actuellement emprisonnés dans les prisons Chinoise. Certains depuis les années 1980. Le gouvernement bloque des milliers de sites Internet et de blog d'informations. Les programmes des radios internationaux en chinois, tibétain et ouïghour sont brouillés. Après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent désormais sur les sites permettant l'échange de vidéos. Les outils d'administration de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs jugés "subversifs" par la censure. La loi sanctionne lourdement la "subversion" et la "diffamation", autant d'accusations régulièrement utilisées pour faire taire les voix les plus critiques. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies il est toujours impossible pour les médias internationaux d'employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang.

Des JO sous conditions

          En échanges de l'obtention des JO, les autorités chinoises ont promis au CIO et à la communauté internationale des améliorations visibles dans le domaine des droits de l'homme. Mais une fois la victoire acquise, le ton a changé. Hu Jintao, le vice-président chinois de l'époque et actuel président, a affirmer qu'après le "triomphe" de Pékin, il était "primordial de lutter sans équivoque contre les activités séparatistes orchestrées par le dalaï-lama et les forces antichinoises dans le monde". Dans la province du Xinjiang, à l'ouest du pays, où vit une forte minorité musulmane, les autorités ont exécuté des Ouighours accusés de "séparatisme".
Enfin, les forces de police et la justice ont reçu l'ordre de poursuivre la campagne "Frapper fort" contre la délinquance. Plusieurs milliers de Chinois sont exécutés, chaque année, d'une balle dans la nuque ou d'une injection létale, en public et le plus souvent dans des stades.

Réagir

          La polémique prend une ampleur international lorsque Steven Spielberg, le 12 février, annonce qu'il renonce a sont poste de conseiller artistique pour les JO pour protester contre la politique de la Chie au Soudan et au Darfour.
          Suite a la répression violente exercé contre des manifestant pacifiste au Tibet par la police chinoise, qui occupe se pays depuis 1959, le Premier ministre polonais, Donald Tusk et le président tchèque Vaclav Klaus sont les premiers dirigeants à avoir officiellement annoncé leur intention de boycotter la cérémonie. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances belge, Didier Reynders, n'a pas franchi le pas, mais n'a "pas exclu le pire" si la situation continuait de se dégrader au Tibet. Enfin, le président du Parlement européen, l'Allemand Hans Gert Pöttering, a estimé "justifier" de prendre des "mesures de boycottage". Ma Yong-Jeou, candidat du parti d'opposition et favori à l'élection présidentielle à Taïwan, "n'écarte pas la possibilité de ne pas envoyer d'athlètes aux JO" si "la situation se dégrade". Le candidat a appelé à faire pression sur la Chine pour que s'ouvrent des discussions avec le dalaï-lama.
          En France Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Droits de l'homme, a affirmé dans une interview au Figaro que si la situation devait empirer au Tibet, elle se verrait mal assister "sans réagir" à l'inauguration des JO de Pékin. Corinne Lepage, présidente de CAP 21 s'est déclaré favorable à un ‘boycott politique » et Ségolène Royal s'est prononcée en faveur d'une "menace de boycott" des JO, "pour que la Chine cesse immédiatement la répression". François Hollande a indiqué qu'il fallait "évoquer l'hypothèse" d'un boycott de la France aux JO, ajoutant qu'il fallait "utiliser toutes les armes et toutes les pressions internationales".
          L'organisation Reporters sans frontières, très actives sur se dossier, a demandé a Nicolas Sarkozy de boycotter l'ouverture des JO pour protester "contre la répression au Tibet et les violations des droits de l'homme en Chine". Une position également adoptée par l'organisation américaine Human Rights Watch, qui a appelé la communauté internationale à réfléchir "à deux fois" avant d'aller à Pékin pour les JO, écartant toutefois tout boycott sportif de l'événement.
          Pour RSF « Il n'est pas question de gâcher la fête, ni de prendre en otages les JO. C'est la Chine, au contraire, qui a pris en otages les Jeux et l'esprit olympique, avec la complicité du CIO. Le mouvement sportif mondial doit maintenant donner de la voix pour que les Chinois bénéficient enfin des libertés qu'ils réclament depuis des années. La Charte olympique stipule que le sport doit être mis "au service du développement harmonieux de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine". Les athlètes et les amateurs de sport ont le droit et le devoir de défendre cette Charte. Le CIO doit faire preuve de courage et tout faire pour que les valeurs de l'olympisme ne soient pas allègrement bafouées par les organisateurs chinois. " " Le CIO ne doit pas céder devant les intérêts économiques de tous ceux qui considèrent que la Chine est un marché essentiel et que rien ne doit empêcher d'y faire des affaires. "

Sport et démocratie !

          Bien sur, les JO sont une chose, la démocratie en est une autre. Le sport n'est pas politique, il traverse les frontières et les conflits, depuis toujours. Mais le sport est aussi un moteur de l'amitié entre les peuples, une façon plus civilisé de se mettre en compétition et une fabuleuse occasion d'échanger et de partager nos cultures.
Tout les boycotts, Mexicos, Moscou ou Losangeles, n'ont eux aucun impact politique et n'ont pas fait avancer d'un poil les problèmes qui était dénoncé. Mais les JO de pékin ne doivent pas être ceux de Berlin en 1936. Il ne s'agit pas comme dit RSF « de gâcher la fête », mais de montrer qu'il n'est plus question qu'un événement international sportif ou de quelque autre nature, est lieux dans un pays ou un peuple est sous la botte.
          Après la désignation de Pékin en 2001, Harry Wu, dissident chinois qui a passé dix-neuf ans dans les prisons de son pays, a déclaré qu'il regrettait profondément que la Chine n'ait "pas l'honneur et la récompense d'accueillir les Jeux olympiques en pays démocratique".
          "Politiquement, une grave erreur ; humainement, une bassesse ; juridiquement, un crime." Le cri d'indignation lancé par le dissident russe Vladimir Boukovski contre la tenue des JO à Moscou en 1980, reste d'actualité en 2008.

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Mardi 25 mars 2008
Le site du Conseiller général de Seine et Marne est ouvert depuis samedi :


www.corneille-cg77.net

           Vous y trouverez régulièrement toutes les infos sur l'action de Bernard pour le canton, ses intiatives, prises de positions, etc ...

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Dimanche 23 mars 2008
       Les chaussettes de Perpignan commence à être aussi connues que la gare "centre cosmique du monde" d'après Dali. Depuis dimanche, chaques soirs, quelque 500 manifestants se rassembles devant la préfecture pour demander de "nouvelles élections municipales" et "la démocratie" car selon Jacqueline Amiel-Donat, cette fraude et quelques autres, aurait permis de faire basculer l'élection. Le maire sortant, Jean Paul Alduy, est arrivé en tête du deuxième tours avec 574 voix d'avance. Se samedi, une dernière manifestation a eu lieux. "Le temps de la protestation est terminé" a lancé Jacqueline, tête de la liste gauche/MoDem, après une semaine de manifestations quotidiennes. Il "doit laisser le pas au temps du juridique", a telle ajouté. Elle a présenté, vendredi, au tribunal administratif de Montpellier un recours en annulation du scrutin pour irrégularités.

          La paire de chaussette, pour le moment "présumé innocente", appartient au président du bureau de vote N°4 de la Ville. Dimanche soir, alors que le dépouillement etait en cours, George Garcia est pris la main dans les chaussettes. « Au moment du dépouillement, j'ai remarqué un individu avec des enveloppes de votes froissées dans les poches, j'ai demandé qui c'était », raconte Monsieur Got, assesseur au bureau numéro 4. « On m'a répondu que c'était le président du bureau de vote, Monsieur Garcia, le frère d'un des adjoints au maire. J'ai demandé qu'on arrête le dépouillement, on a appelé la police. Quelques minutes plus tard, je l'ai surpris en train d'essayer de se débarrasser d'autres enveloppes qu'il cachait… dans ses chaussettes ! » Indignation. Il rougit, tente de s'échapper au toilettes, on le retient, les esprits s'échauffe, la police arrive. 7 bulletins sont saisi par la police et le soir même, Georges Garcia est mis en examen.

 

 

          L'affaire des chaussettes est d'autant plus gênante pour le maire, que Georges est le frère de Manu Garcia, colistiers de Jean Paul Alduy. Dimanche soir, George fait des aveux. Il a en effet voulu tricher, mais en comprenant qu'il y aurait une différence entre les émargements et le nombre de bulletins, il tenta de retirer les enveloppes ajouté. Mardi, le président du bureau de vote a été mis en examen pour "fraude électoral" et remis en liberté sous contrôle judiciaire.

 

          Jaqueline Amiel-Donat a annoncé samedi la création "dans les prochains jours" d'une "association de défense de la démocratie" pour favoriser "le retour au droit pour tous et à la justice" dans la ville. Aprés intervention d'un huissier, la liste d'opposition a obtenu les liste d'émargement. Grosse surprise, les juristes qui épluche les liste découvre des signatures qui changent d'un tour a l'autre, et dans plusieurs bureaux de vote, le nombre de signature et de bulletins ne correspondent pas.

          M. Alduy a été reconduit dans ses fonctions vendredi matin par le nouveau conseil municipal, par 41 voix contre 2 à Louis Aliot (FN), la liste de gauche et du MoDem ayant refusé de participer au scrutin du fait des "irrégularités".


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Samedi 22 mars 2008
          En politique il y a le temps des campagnes et le temps de la gestion . Et puis un jour, il faut s'arrêter et rire. Alors même si derrière ces vidéo il y a un message sérieux, profiter en pour vous marrez quelques minutes.







 



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Samedi 22 mars 2008

sarkozy_1176797709.jpg          Pour faire face à la débâcle aux municipales, à sa chute dans les sondages et au bordel mediadico politique dans lequel il c'est fourré, les amis de notre omniprésident sont a pied d'oeuvre. Les services de com' de l'Elysée également. Aucun argument n'est laisser de coté, même les plus idiots.

          La palme des justifications les plus foireuses revient à notre ancien Premier Ministre, haut phénix du Poitou de sont état, communicant de l'UMP et libero de l'équipe présidentiel : Jean Pierre Raffarin. Sur France 5, le 25 février, dans l’émission C dans l'air, il justifie l'incident du salon de l'agriculture en jugeant cet échanges comme des propos tenus "en privé", un dialogue "d’homme à homme un peu viril", qui ne devraient pas "obséder" ou faire la une d’un "grand journal français comme Libération" alors "que la Chine est à 11 % de croissance" "que nous sommes inquiets par l’indépendance du Kosovo" et "que l’on se demande si l’Iran à la bombe nucléaire...". Dénonçant une forme "de Sarko obsession dans l’oppositio