Jeudi 8 mai 2008

          Suite à la réunion de section a la quel j'ai assisté mercredi soir, j'ai compris la nécessité de donner mon point de vue sur le texte, de façon clair et constructive, sans trop de passion et si possible avec un peu d'humour. Je suis bien sur critique, on ne saurait l'être moins, mais je vais détailler mes arguments en essayant de ne froisser personne, ce qui en ce moment est un sport très acrobatique.
          Avec cette nouvelle déclaration de principes, il y en a déjà eu 4 (1905, 1946, 1969 et 1990), le Parti Socialiste décide de s'aligner définitivement sur la social-démocratie européenne (n'est ce pas ce que l'aile social démocrate du parti nous dit ?) qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et ses références, dont la fragilité est le résultat de son ralliement au libéralisme et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale. En somme, devenir un Parti godillot, comme tout les autres Parti qui sont sensé être de gauche en Europe.
          En affirmant l'objectif « d'une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation progressive, par la réformes cela s'entend, des moyens de production et d'échange, et donc adhère désormais a un autre mode d'organisation sociale que celui pour lequel il a lutté et a organiser ses instances depuis un siècle, le capitalisme. Le parti, par cette affirmation, romps avec les idéaux de Jaurès sur la « socialisation du capital » et signe l'abandon des valeurs fondamentales du socialisme en cautionnant, sous couvert de modernisation, l'officialisation de la dérive sociale-libéral et sa reconnaissance définitive comme system de référence. Sous entendu : le libéralisme est le modèle que nous Socialiste nous souhaitons pour le bien de tous, même si quelques améliorations sont a apportées...
          Donc se texte nous dit ceci : le capitalisme n'est pas un horizon indépassable, il est réformable, et après tout, quoi qu'on en est dit pendant cent ans, le Socialisme n'est qu'un principe, une simple idée, une coquille, sans fondamentaux universelle dans le temps (comme le capitalisme en a, le pouvoir suprême de l'argent par exemple, ou la loi du plus fort), qu'on remplie comme on le souhaite au grés des saisons, qui affirme un fort attachement pour l'égalité c'est vrai, l'émancipation sociale et la libération des peuples mais dans les conditions du system, sans le brusqué (même le coté révolutionnaire, électoralement révolutionnaire bien sur, de la démarche a disparu, surtout pas de vague).
          Le monde a certes beaucoup changé, et la réactualisation de l'idéologie, ainsi que la purge des adhérents est devenue nécessaire (que personne ne se sente visé, j'entend juste par la, qu'un parti qui va de gauche a droite c'est-à-dire des utopia a strauss ne peut pas être cohérents) mais l'exploitation de l'homme continu, les inégalités persistes et devant les désastres humains (les émeutes de la faim par exemple), écologiques, sociales, sanitaires, et j'en passe, engendrés par le capitalisme international, rien n'est plus urgent aujourd'hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une voie d'espoirs et de conquêtes sociale. Réinventer le possible disais le philosophe...

          C'est, pour sur, la conviction d'un nombre important de militants qui tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parti Socialiste considèrent que la construction d'une véritable alternative, c'est-à-dire une voix qui amènera des progrès significatif au peuple, exige d'abord de retrouver l'authenticité de l'idéologie Socialiste.
          Alors, puisque c'est le system qu'on veut nous imposer, a tord ou a raison nous verrons bien, quid de la social-démocratie ? Comme il ne suffit pas de suggérer un principe pour qu'il existe (Platon) il faut aller voir ce qui sait passer la ou sa c'est passer. Depuis novembre 2006, onze défaite des sociaux-démocrates à une élection nationale : Italie, Pays-Bas, Suède, Danemark, Irlande, Malte, Estonie, France, la Grèce... On peut toujours se cacher derrière le grand « Z » de Zapatero pour croire que la social-démocratie se porte bien (quoi que, les économistes ne prévois pas un avenir radieux pour l'Espagne et les jeunes sont de plus en plus inquiet, premier signe avant coureur des catastrophe électorales ...) mais les résultats électoraux sont là ! Des résultats économiques qui ne sont pas meilleurs, ni pire d'ailleurs, que dans les pays tenu par la droite. (voir l'Italie, la Grèce, ...) Des méthodes qui ne sont pas moins honteuse, pas plus honorable (certain on même participer a la guerre en Irak, voir les anglais, les Pays-Bas). Des mensonges qui sont ni plus gros, ni plus petit (voir l'Angleterre et le chômage, la France et l'écologie, la suède et l'éducation). Des pauvres qui sont tout aussi pauvres, et des chiffres du chômage qui sont tout aussi trafiqués. Qui aura vécu a Londres quelques temps aura compris après avoir croisé des gens qui fouille dans les poubelles pour se nourrire que le pleine emploie a 5 % quand en plus les chiffres sont trafiqués n'éradique en rien la misère. Comment explique-t-on par exemple que les personnes de plus de 50 ans ne sont pas comptées dans les chiffres du chômage anglais alors qu'il représente 30 % de la population au chômage ? Pourquoi en Suède on peut être obligé d'aller travailler a 200 kilomètre de son domicile ? Pourquoi en Suède toujours, 3 jeunes de 17 ans sur 5 sont incapable de placer l'Espagne sur une carte de l'Europe ? Une chose est également constante, dans tout ses pays, le capital s'attribue plus de 60 % du revenue ... Dans se domaine il y a même une grave régression, la France en est un exemple frappant puisque dans le passé, c'est-à-dire dans les années 60, le capital s'attribuer 40 % du revenu et le salaire 60 %.
          Même si de nombreux résultats ont été enregistrés (le niveau de vie augmente plus vite qu'ailleurs dans les pays sociaux-démocrates, le développement technologique est important, les résultats industriels impressionnants) cette politique a rencontrer ses premières difficultés dès les années 70. La difficulté est propre à la politique mise en œuvre : le coût budgétaire des programmes sociaux, la montée du chômage, les limites de la politique fiscale, la décentralisation du système de relations professionnelles qui rend difficile une politique du revenu, ... Sans compter les causes externes qui sont les plus importantes, la mondialisation naissante met en évidence les contradictions de l'idéologie social-démocrate qui, obligée de composer avec une économie non maîtrisée, doit rabaisser ses exigences idéologiques. C'est a partir de se moment ci que les résultats électoraux ont connu d'importantes fluctuations (voir plus haut). La plus récente est celle de 1997-1998, ou l'Union Européenne comptait parmi 15 gouvernements, 11 gouvernements social-démocrate ou travaillistes. En 2002, hormis en Angleterre, toute la social-démocratie européenne était sur la défensive. La libre circulation des biens, les règles de concurrence européenne, rendent inefficaces les armes de la politique keynésienne, notamment la politique monétaire, avec le jeu des dévaluations, et la politique budgétaire, avec des déficits importants, ne peuvent plus avoir cours. L'Europe à ses exigence et la mondialisation ne permet plus si l'ont souhaite respecté le system libéral, d'être à contre-courant des cycles économiques dominants comme le gouvernement de Mauroy l'a éprouvé en 1982 et 1983 (la fameuse parenthèse). Ceci explique que tous les partis sociaux-démocrates, petit à petit, aient révisé leurs programmes pour demeurer dans le jeu économique anglo-saxons, et aient fait pour cela le choix européen libéral. Mais les évolutions tiennent également aux changements intervenus dans les sociétés et les cultures. La transformation du salariat, avec le déclin de la classe ouvrière comme la connu la fondation du parti en 1905, et l'existence de millions d'ouvriers et d'employés qui vivent des conditions de travail faites de précarisation et d'isolement ; l'importance des classes moyennes, l'allongement du « moment » de la jeunesse ; et, en même temps, le vieillissement, la présence de populations immigrées, la force de l'individualisme : tout cela a fragilisé les structures de représentation mises en place par la social-démocratie. Les syndicats ont pris leur autonomie et ne représente plus grand monde, ici comme ailleurs. Le politique faute de proposer une alternative qui donne de l'espoir et change la vie est déconsidérer. Les affaires y ont peut être également ajouté. Les sociaux-démocrates aujourd'hui doivent réunir plusieurs électorats, de la gauche au centre droit, aux intérêts différents et volatils si il souhaite emporté une élection.
          Mais le texte est là et il faudrait se faire a l'idée, malgré les défaite, et malgré l'inefficacité prouvé de se system, mainte fois démonté par les économistes, et dénoncer par les peuples. Il faut se convaincre que nous incarnons la modernité de la gauche. La modernité, désormais c'est la rupture. La rupture avec le cadre idéologique traditionnel, avec les fondateurs. On peut toujours tuer le père pour exister, c'est sur, et puis un jour on regrette ...
Et comme je n'aime pas avoir des regrets, sa me donne des aigreurs, je préfère ne pas être d'accord avec les théories social-démocrate. En plus moi le socialisme de Jaurès j'y crois ... L'individualisme sa m'exaspère ... L'argent sa me donne des boutons ... La misère sa m'empêche de dormir et les trompettes de la renommé sa me fait bailler !
          L'offre politique de la social-démocratie est bien sur une offre centriste : extrêmement modérée sur les questions économiques, relativement raisonnable sur les questions sociales, très peu offensive sur les questions sociétales mais inventive en matière de reforme de l'état et de sa modernisation. On peut même considérer, Jospin et les suédois en ont été un exemple frappant, que quand ils s'y mettent, les sociaux démocrates font en capitalisme appliqué mieux que la droite. Cependant, autant du point de vue électoral que des bilans social des gouvernements de cette tendance, les résultats ne sont pas là. En France, puisque c'est ici que cela nous concerne le plus, on s'est présentés avec cette offre politique à trois reprises aux présidentielles. On a perdu trois fois ...
          Bien sûr les grandes valeurs du socialisme sont présentes dans se texte : humanisme, laïcité, écologie, ... En matière de langue de bois difficile de faire mieux, il y en a pour tout le monde. Cependant le texte refuse pour la première fois le terme «révolution» et «rapports de classe». Entendons nous, révolution dans le sens du changement profond, par la réforme et les urnes, comme sa a toujours été le cas chez nous. Malheureusement ce n'est pas ainsi que l'on favorisera le rassemblement de toutes les forces de la gauche, sauf a penser que nous nous somme tromper sur nos alliés (que d'erreur, c'est incroyable combien on peut être a coté de la plaque depuis si longtemps) et que le but du PS et de préparer une alliance avec le centre droit. Dans le contexte politique et économique actuel difficile de ramer plus à contre courant.
          Alors, quelque soit le gout de nos chefs pour les marocains ministérielles (Valls, Strauss, Moscovici, j'en passe et je me tais sur ceux de leurs amis qui sont déjà passé a l'ennemi), beaucoup d'entre nous s'inquiète de l'orientation social-démocrate et libérale du Parti Socialiste. A l'intérieur du Parti des vois s'élève (Hamon par exemple, Emmanuelli ...) et dénoncent cet état de fait. Il nous appartient d'être vigilant. Vigilant pour l'avenir de la gauche en France. On ne peut pas, et on ne doit pas, si l'ont souhaite réellement apporté un mieux au peuple, laisser la lutte contre l'exploitation capitaliste a l'extrême gauche, demago et sans idées concrètes. Ou a un parti communiste qui a trahi cette lutte par un soutient inconsidéré au soviétique. Nous devons défendre lors des prochains vote en sections le combat a l'intérieur du parti contre le soit disant pragmatisme et le désespoir libéral. Non par une désertion de l'appareil vers un avenir incertain, mais vers l'affirmation de nos principes et de nos valeurs, celle qui ont fait nos luttes, nos victoires et notre fierté plus que jamais chevillé à l'esprit, au corps et au cœur.

          Mais sa reste mon avis a moi...

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