Il ne m'arrive pas souvent de taper sur mes camarades socialistes. D'abord c'est un sport a pratiquer en
famille, dans l'intimité, et puis se n'est pas une méthode que je trouve loyal. Mais il y a camarade et camarade. Il y a les Socialiste, qui y croit, qui sont la pour se battre. Et puis il y a
les autres. Les fâcheux, qui parasitent le Parti. Et des fâcheux il y en a de Moscovici a Strauss. Qui déshonore l'engagement, les promesses et les les luttes de nos anciens. Mais le fâcheux qui
monte en ce moment, que l'ont voix partout, et que l'ont entend tout le temps c'est Manuel Valls. Ce jeune député de l'Essonne, Maire d'Evry, franc-maçon, ultra sécuritaire, qui se déclare «
Clintonien » ne ferais pas tache dans le gouvernement Fillon. Souhaitant et pronostiquant un vrai chambardement à venir pour le congrès d'automne "Il faut dépoussiérer le PS sclérosé", il en
appelle au pragmatisme, au libéralisme et a l'économie de marché ( et a changé le nom du Parti ...)! Pour ce qui est d'un marocain ministérielle, il dément, mais le discours est ambigu.
Est-il tenté ? En tout cas il possède le profil idéal du traître, comme en atteste sa dernière déclaration au Figaro : "Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS
retrouve une crédibilité, il doit être porteur d'un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l'opposition." Le
raisonnement est simpliste mais clair : la France à basculer durablement a droite, elle plébiscite les idées de droite, et le Parti Socialiste ne peut plus espérer emporter une élection sur des
idées de gauche - qui seraient par ailleurs éculé. Pour revenir au pouvoir et pour que Manuel est enfin le ministère dont il rêve, le Parti Socialiste doit donc faire comme tout ses confrère
Européen et adopter les idées de la droite ! La démonstration implacable de ce propos vient un peu plus loin au moment ou Valls profère cette véritable obscénité : "Nous pouvons faire un bout de
chemin avec la majorité, à condition qu'elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu'il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou
encore au dossier de l'immigration." Passons sur les moyens à donner à la justice pour nous attarder sur les deux thèmes donnés en exemple par notre soit disant camarade : sécurité et
immigration. Sécurité et immigration ... Cela ne vous rappelle rien ? Quel parti et quel candidats a instrumentalisé ces thèmes en 2002 et en 2007 ? Peut-on faire « un bout de chemin » avec ceux
qui en fond leur fons de commerce en se roulant dans la démagogie et le populisme ?
Un bout de chemin serait-il réalisable ? Après tout, si c'est pour le l'intérêt supérieur de la Patrie, ont peu y réfléchir, mais pas
n'importe comment, et pas avec n'importe qui. Première donner, que j'ai rappeler plus haut, ceux qui nous tendent la main sont ceux qui nous on battu en instrumentalisant les peurs des français.
Deuxième élément, entre 2002 et 2007, pas moins de sept lois ont été voté par la majorité de droite pour durcir la répression. Et si les résultats annoncés par le ministère de l'intérieur
indiquent une diminution sensible de la délinquance, les violences faites aux personnes ont augmenté dans la même période de 27 % ! En arrivant au pouvoir en 2007, le président Sarkozy a encore
fait plancher ses députés sur une huitième lois et une cinquième modifications de l'ordonnance de février 1945. Toutes ses lois a répétitions et leurs orientation répressive démontre l'échec de
la droite dans se domaine et la faillite du system du tout répressif et de l'incarcération systématique. Comme dit le criminologue Denis Salas : « la loi pénale est devenue un instrument de
régulation des peurs collectives et non une codification réfléchie des sanctions »
Alors quel consensus ? Un consensus sur l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy comme ministre de l'intérieur et comme président de la
république ? Oui. Sur les méthodes a employé ? Non. Consensus forcément introuvable si l'ont souhaite conserver un minimum de dignité à gauche ! Sur l'immigration, c'est évidemment encore pire.
Les quotas, les sans papier qu'on passe a tabac, la multiplication des contrôles au faciès et la brutalité des expulsions ... « Un bout de chemin ... ».
Pour mémoire, le cumulard Manuel c'est fait élire président de la communauté d'agglomération Evry-Centre Courcouronnes, grâce à la droite.
Le maire UMP de Courcouronnes Stéphane Beaudet a voté en sa faveur...
Bref, de quoi se demander ce que Manuel fait au PS. Qu'il prenne sa carte au nouveau centre ou a l'UMP. Il finira ministre. Il en rêve le
petit Manuel. Mais pour sa il faut danser avec les loups ... Manuel valse avec la droite !
Je suis tombé par hasard sur ton blog.J'ai 47ans ouvrier habitant justement Evry.Je suis entièrement d'accord avec toi et complètement effaré pas certaines pontes socialistes comme Valls.Le pire c'est qu'il préfère Clemenceau à Jaurès.Quand on sait que Clemenceau,à part qu'il était contre la politique coloniale de Ferry et pour la laïcité , il disait qu'il enverrait jamais l'armée contre les ouvriers.Pourtant il les envoya faisant des morts à Villeneuve st Georges et Draveil, contre les viticulteurs dans le Languedoc que les militaires refusèrent de tirer sur les ouvriers , les mutins du 17ème.Clemenceau le briseur de grèves , le premier flic de France , le tombeur des ministères ,aujourd'hui ça rappelle quelqu'un...Valls qui était conseiller de Jospin.Il faut se rappeler , en 1998,à l'Assemblée Nationale, Lionel Jospin annonçait que la France ne participerait plus aux négociations de l'AMI.(Le principe central de l'AMI est de créer tout un ensemble de droits nouveaux pour les multinationales, au détriment des états et des populations, et sans aucune obligation en contrepartie.)Lionel Jospin disait" La France souhaite rester un pays ouvert aux entreprises étrangères et aux investisseurs et elle est soucieuse d'appuyer le développement international de ses propres entreprises. Mais quand on voit les bouleversements récents, hâtifs et parfois irraisonnés, qui ont secoué les marchés, il ne nous paraît pas sage de laisser les intérêts privés mordre trop sur la sphère de souveraineté des Etats. Ceux-ci doivent rester des acteurs majeurs dans la vie internationale".Il réaffirme à plusieurs reprises la primauté du politique sur l'économique.Revirement total de Jospin en 2000 , le gouvernement Jospin a accepté la modification de l'article 133 du traité d'Amsterdam, en vue de permettre à la Commission Européenne de négocier à la place des états les futurs accords multilatéraux de type AMI.Il déclare que ce n'est pas le rôle de l'état d'intervenir dans les affaires économiques privées, même en cas de licenciements massifs provoqués par les délocalisations d'entreprises.On l'a vu quand il est venu à Ris-Orangis près Evry à la fermeture de l'usine "LU" appartenant à Danone qui fait des milliards de profit.Que que soit Jospin, Sarko(comme à Gandrange) et autres , l'Etat ne peut plus rien.La démocratie est morte , j'appelle carrément ça de la ploutocratie.De Bush,Blair,Barosso,Sarko,DSK et le Valls tous pour la pensée unique , à la solde du FMI,AMI, OMC ,AGCS(principe du demantèlement des services publics au profits du privé donc des lobbies sous l'impulsion des Etas-Unis) des multinationales.Ce capitalisme là ne sera jamais moral.Riche plus riche.Précarisation des emplois et maintien d'un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n'importe quel salaire ou conditions de travail.Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde et spoliation de leurs terres et ressources,obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales.Qui ne respecte pas l'homme et l'environnement se condamne lui-même.Il se mord la queue,le capitalisme est en train de tuer son support, la Terre, son écosystème, et ses habitants.La richesse est comme l'eau de mer , plus on en boit , plus on a soif.Comme disait Jean Jaurès "le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage".Et la logique dans tout ça,si les travailleurs du Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu'elles exercent sur le marché du travail et la société en occident.Tout peuple a droit à une vie et un travail décents.Valls dit qu'il faut vivre avec son temps , c'est la loi du marché.Pour moi , sur le fond le monde ne change pas ,justement quand au temps de Jaurès .En 1847, à la Cour des pairs, Victor Hugo soutient une pétition tendant à fonder un hôtel des Invalides pour les ouvriers du département de la Seine ; il organise également une loterie dont les prix sont des autographes pour les crèches des enfants pauvres ; il s'insurge contre les tortures utilisées dans l'armée d'Afrique. Dans cette pétition , il est écrit ": " À quarante-cinq ans, un ouvrier trouve difficilement du travail, il n'en obtient jamais à soixante." J'en sais quelque chose...Et quand on regarde les films "les raisins de la colère", "Mr Smith au sénat, "le dictacteur" où le discours final est magnifique...Justement avec ces réformes , on retourne des siècles en arrière , un esclavage moderne plutot leur idéal.Sarko a cité des centaines de fois Jaurès, qui est un humaniste, un pacifiste,un visionnaire, un vrai républicain et socialiste, pendant sa campagne mais une stratégie de sa part pour semer la confusion dans le camp socialiste comme il l'a fait avec "son ouverture".Car Jaurès et Sarko , c'est le jour et la nuit.Jaurès député des ouvriers et des paysans, défenseurs de leurs conditions de vie et de salaire, aspirant à un socialisme qui réconcilierait l’humanité en mettant fin à l’exploitation capitaliste n’a rien à voir avec le président ami des patrons, l’homme des yachts et du Fouquet’s.Des exemples: Jaurès:"Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot."Sarko avec ses réformes anti-sociales et anti- républicaines, son modèle est l'Amérique de Bush, répression, oppression policière , faire peur.La peur matière première du fascisme, inégalités.Jaurès se bat pour l’impôt. Il veut que soit voté l’impôt sur le revenu, condition minimale d’une politique sociale, mesure de solidarité qui annonce le vaste chantier de transformation sociale et d’édification d’une humanité réelle. Il doit batailler des décennies, contre la droite, les hésitations d’une partie du centre et de la gauche radicale. Avec Caillaux, la loi est votée quelques semaines avant le début de la Grande guerre. Eh bien, on peut dire au moins à Sarkozy que ce Jaurès, et au passage ce Caillaux, n’auraient pas soutenu ses projets fiscaux et sa dénonciation « d’une fiscalité confiscatoire qui décourage la réussite ».Sans même parler de contenu, la méthode suffit pour opposer Sarkozy à Jaurès. Le second argumente, présente les analyses, voire donne à lire ou à entendre le point de vue adverse, puis donne ses raisons, longuement (parfois un peu trop !), appelant à l’intelligence de ses auditeurs. Il déteste les trahisons, les équivoques, préfère visiblement Poincaré, même un peu borné et rigide, à l’ondoyant et trop habile Briand. Il n’aurait guère apprécié l’ami de Tapie, Besson, Kouchner, DSK et notre Valls , traîtes socialistes et Sarko passe ses lois en force, manipule et divise les français,la dette de la France: la faute des petits fonctionnaires (alors que c'est lui et Raffarin et avant les pires + de 18pts Juppé et Balladur qu'ils l' ont creusé), les chômeurs des fainéants comme si on a demandé à y être , à être licencié, tout comme les assistés, les syndicats: des "braillards", les immigés alors qu'ils en ont besoin plus facile à exploiter , sans parler du recul des droits de l'homme et le leurre de Grenelle ,OGM et Sarko vend des centrales nucléaires "ces bombes à retardement" comme disait si bien Barjavel .Sarko est contre l'immobilisme mais rend les français immobiles, faut pas bouger, pas faire grève, fermer son clapet sinon la porte,prendre un emploi à n'importe quel salaire et condition de travail , travailler plus pour empêcher le peuple de se cultiver , de penser pour mieux le manipuler, un scénario digne du visionnaire Orwell .Victor Hugo a dit"Construire des écoles c'est abattre les murs des prisons".Avec Sarko, c'est l'inverse. Sur le fond, Jaurès dès le début dit bien que la politique n’a de sens pour lui que rattachée à une conception générale de la vie et de l’humanité. Il ne cherche pas le pouvoir pour le pouvoir et encore moins pour renforcer les inégalités au profit des riches et des puissants, au service d’un capitalisme décomplexé et arrogant. Le bonimenteur président n’avait d’ailleurs jamais éprouvé le besoin de se référer à Jaurès auparavant et encore moins aujourd'hui. Sa logique est celle d’un auteur de coups publicitaires qui a d’autant mieux réussi qu’il a bénéficié d’une gauche désorientée, divisée et trop souvent oublieuse d’elle-même, de ses valeurs fondamentales et de ses objectifs primordiaux, car engluée dans la politique et la gestion quotidienne.Je revoterai socialiste quand il redeviendra humain et digne de ce nom.
"Il ne peut y avoir de revolution que là où il y a conscience."
Cordialement
Bonne journée