
Nicolas Sarkozy est-il un ennemi des
libertés individuelles et de la liberté d'expressions ? Cette question, nombreux sont ceux qui l'ont soulevé lors de la campagne présidentiel. Déjà, lorsqu'il était ministre de l'intérieur, les
méthodes employer par les forces de l'ordre, dans l'exercice quotidien de leur fonction et leur protection rapproché du ministre, avait soulevé pas mal d'interrogations. La visite du président a
Vienne le mardi 13 mai a définitivement éclairé la presse et les militants de gauche sur la question.
Alors que le président visite une usine Yoplait, une heure et demi avant son arrivé, la scène se déroule place des Miremons, au centre de
Vienne. Voici ce qu'un camarade me rapporte par courriel se matin :
« Alors que Sarkozy est attendu dans une salle des fête du centre ville par des militants trier sur le volet, 300 personnes sont réunis
place des Miremons pour manifesté contre la politique du président. Les abords de la salle sont inaccessible. La police nous contient sur cette place. Un dispositif policier impressionnant a été
mis en place par les autorités locales. Toutes les rues aux abords de la place sont coupées, la circulation est interrompue depuis plus d'une heure. Des snipers sont sur les toits. Nous somme
face à une police très agressive.
Des lycéens du lycée Saint Romain en Gal ont réussit a nous rejoindre, mais les les élèves du lycée technologique ont été bloquer a 10h30
par la police et ne peuvent pas rejoindre le lieu de rendez vous.
Dans les rues amenant à la place des Miremons, qui est séparé en deux par des barrières de police, des agents des RG et de la BAC accompagné
de CRS et de policiers fouillent systématiquement les manifestants. Sur désignations des RG plusieurs militants CGT sont emmené sans motif au poste. Petit à petit, plusieurs militant LCR, PC et
PS ont été emmené par la police, après une fouille sur place, et après avoir confisqué des tracts et des autos collantes. Tous les tracts trouvés par les forces de l'ordre lors d'une fouille ont
systématiquement été confisqué.
J'ai moi-même était arrêté une quinzaine de minute avant l'arrivé de Sarkozy. Mes tracts, une cinquantaine, le dernier du national, « 1 ans
de Sarko », a été confisqué par les policiers qui mon fouiller. J'ai été menotté alors que je ne résistais pas et j'ai été emmené au poste pour « vérification d'identité ». Ont ma relâché trois
heures plus tars. Je n'ai pas pu avoir le double du récépissé de mon arrestation, la police a refusé de me remettre le PV de mon interrogatoire au commissariat.
Je n'ai pas assisté à l'arrivée de Sarko, mais des amis sur place mon dit qu'il a tout de même était accueilli par des sifflets et une nuée
de militant en colère. Ayant essuyé un refus lors de la distribution de poignée de main a l'entrée de la salle par un lycéen, le Président la attrapé par les épaules et la menacé. L'action a été
filmée.
J'ai été très troublé par ses événements. Je souhaitais simplement m'exprimer et je me suis retrouvé au poste. Etre de gauche en France
est-il devenu un délit ? »
Cette visites organiser par le très controversé Jacques Remiller, aussi appelé « Gros Rouge », député-maire de Vienne, est un exemple criant
des violations constante des liberté individuel dans se pays. Arrestations en masse, blocage de manifestant, délit d'opinion, délit d'expression, garde à vue, interdictions de manifester,
fouilles systématique et confiscation de matériel militant sont autant d'anomalie dans une démocratie sensé être apaisé.
J'avais déjà dénoncé dans Le Parisien en avril 2007 les méthodes employé par les services de police à l'égard des manifestants. J'avais
alors été arrêté « préventivement » aux abords d'un meeting de Sarkozy à Meaux. J'avais passé quatre heures avec Alexandre au commissariat. Les policiers avaient également refusé de nous
remettre le double des documents concernant notre incarcération. Nous avions été libérés après le départ de Sarkozy. La seul explication qui nous avez été fournis été alors que nous représentions
une menace pour le candidat Sarkozy ... En l'espace de deux mois, entre avril et mai 2007, j'avais alors été arrêté et incarcéré a trois reprises pour avoir manifester, ou en avoir eu
l'intention, contre le candidat Sarkozy.
Les méthodes et le danger que j'avais dénoncé à l'époque sont toujours d'actualité et ont même empiré.
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