Depuis quelques semaines j'étais moins présent. Sur la toile, au près de mes amis, de ma famille, au Parti, au MJS, au près de mes colistiers,
j'ai fais défaut. La raison est à la fois simple et compliqué. Je vais être papa ! J'avais retenu l'information jusque là pour cause de délai raisonnable et d'information familiale prioritaire,
mais voici que l'affaire est avançé (plus de trois mois maintenant) et que la chose est assurée : Jane a un petit Gratacos en gestation dans son joli ventre doux qui commence à devenir
sérieusement rond.
Biensure l'annonce fut épique, surprenante, inattendue, une semaine après les élections municipales, alors qu'un désordre certain me
gouvernait. Je cru tout d'abord sentir le sol se dérobé sous mes pieds, comme si le plancher foutait le camp, puis un chatouillement me parcourra l'épine dorsale pour finir par s'épanouir en
sourire increvable sur mes lèvres mouillées de quelques larmes. Puis viens la question qui tue : « je vais donner quoi comme papa moi ? » avec la trouille inhérente de faire peser sur une tête
qui n'est pas encore né tout le poids de mes doutes et de mes angoisses. Cette question, après quelques semaines, je n'y ai pas répondu, mais elle n'est plus omniprésente. Ce qui compte c'est
déjà de l'aimer. C'est fait !
La vie décidément, ne veut pas reprendre son court normal. Après la campagne présidentielle, les municipales, me voici futur papa avec tout
les chambardements que cela implique ! Les inquiétudes, la pression, les angoisses des premières semaines ont, maintenant que j'ai vue se petit corps qui pousse et que j'ai entendu son cœur
minuscule battre à tout rompre, laisser place a une quiétude et un bonheur incommensurable. De nombreuses questions matériels restent à résoudre : trouver un nouvel emploi (avec des fiches de
payes, et non comme indépendant, lol) trouvez un appartenant digne de se nom, ... La question la plus intéressante, qui est aussi la plus épineuse, et de savoir comment nous allons pouvoir Jane
et moi appliquez nos belles idées écologiques a l'arrivé de notre enfant. Les couches biodégradable coûtent une fortune (sont elles sures ?...) les biberons en verre sont moins simple à nettoyer
que les biberons en plastique, les meubles en bois plein sans produits chimiques coutent également une fortune, les produits bébé sans méthyle paraben ne courent pas les rues et question pouvoir
d'achat, comme tout le monde, on n'est pas gâté... Mais je ne désespère pas d'y arriver. Ces défis nous les relèverons comme les autres. Même si nous devons faire des sacrifices nous ne lâcherons
rien, ni pour son éducation, ni pour son bien être.
En tout cas, quoi qu'il se passe et quelque seront nos décisions, une chose est sure, cette enfant ne manquera pas d'amour et nous, nous ne
manquons pas d'être heureux.